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LA GRANDE NOUVELLE

En avant !
Nous entrons dans notre sujet sans préambule

L’Esprit et la parole

La grande nouvelle que nous allons te faire connaître, lecteur, est l’explication des mystères au milieu desquels tu te meus comme un aveugle en plein midi. Ces mystères, ce sont tes origines : l’origine de ton corps animal qui est mortel, et l’origine de ton esprit qui est éternel. C’est le propre esprit de l’Éternel qui est en toi, qui va te donner la clef de ces mystères et te les expliquer. C’est l’Esprit qui est le Père de toute chose et la Parole, qui est son Fils unique, qui vont t’instruire.

Tout homme est heureux de s’entendre dire qu’il a de l’esprit, qu’il est plein d’esprit : nous savons donc ce qu’est l’esprit. Quant à la parole, c’est ce que le lecteur lit et voit sous ses yeux, c’est son propre langage. Il y a, dans l’esprit et dans la parole, une loi cachée par la puissance de Dieu qui est esprit, laquelle fait connaître les mystères, dont nous donnons ici la révélation.

La Grande Loi cachée dans la parole

Toutes les idées que l’on peut exprimer avec un même son, ou une suite de sons semblables, ont une même origine et présentent entre elles un rapport certain, plus ou moins évident, de choses existant de tout temps ou ayant existé autrefois d’une manière continue ou accidentelle.

Soit, comme exemple, les quatre sons :

Les dents, la bouche. On peut écrire : L’aide en la bouche, lait dans la bouche, laid dans la bouche, laides en la bouche, etc.

Or, tout cela nous dit avec évidence que les dents sont seulement une aide : on peut s’en passer. Elles sont un lait ou blanches comme du lait; à l’occasion elles sont aussi laides et alors c’est laid. L’étude de cette propriété de la Parole qui est Dieu, amène l’esprit à analyser chaque mot et à retrouver les idées qui l’ont formé, et ainsi on a devant les yeux les actes que faisaient nos ancêtres avant que l’homme fût créé, le premier langage humain. Certainement est formé de : Ce air t’est, ne mens; certes est, ne mens. Ne mens signifiant : je ne mens pas. Tu mens, forcé ment; tu mens forcément. J’accepte, part faites-m’en ; j’accepte parfaitement. Tu parles parfait, te ou tu mens ; tu parles parfaitement. Du suc c’est ! Le premier qui cria : Du suc c’est, eut du succès. Le mot suc est le premier nom du sucre et on lui donne encore ce nom.

Dans la langue primitive, qui était la langue actuelle en formation, les auxiliaires avoir et être se mettent souvent après la partie invariable du verbe.

En feu l’ai, c’est enflé. Mords ce l’ai, il faut le morceler. Je mords c’est le, je morcelle. C’est l’ai, sel ai, scellé. On scella le sel. En bouche ai, je l’ai embouché. Happe l’ai, appelé. Ai l’eu = l’ai eu, ai lu, élu. Chêne est, c’est du chêne, la chênaie. Os ce l’est, hausse-les, osselets.

Les démonstratifs : le, les, ce, cette, mon, ton, son, etc., se placent souvent après le nom : Vois-le, le et la voile. Rond ce, ronce. La ronce se contourne en rond. Ce m’ons ce, ce mon-ce, semonce. Cela se disait en reprenant vivement son bien. M’ons = j’ons ou j’ai. Boure cette. Bourcette. On se bourrait de bourcette. La bourre fut un manger. Pour manger il faut qu’on laboure. Le lit mon. Le limon fut le premier lit. Le saut mon. Regarde le saumon. Le premier saumon fut un ancêtre sauteur. Le bout ton, le bouton. Le premier bouton fut une extrémité. Buis son, son buis, le buisson. Au but y sont, aux buissons. On aimait les buissons, c’était un but à atteindre.

Le mot ist = est. C’ist me, c’est moi. Cri de celui qui se montrait sur une cime. C’ist té, c’est toi ; sis-té, sieds-toi. Origine de la cité. Te rends qu’ist le, laisse-moi tranquille. Ce c’ist, ceci. Comme ai dit ist, comédie. La parole s’est formée avec les cinq idées premières expri-mées par les mots suivants : ai, aie, est, à, ce. Ce, que l’on peut écrire ceu, désignerait, sous cette orthographe, la bouche de l’ancêtre, car tous les mots ont été mis dans la bouche sous une forme sensible, et sont devenus des esprits avec la disparition des êtres et des choses qui servaient à la formation de la parole. J’ai c’est ? J’essaie. Je l’ai c’est ? je l’essaie. In c’ist, ce aie ; ainsi c’est. À que c’est ? accès, Ai que c’est ? Excès. Jeune est, je nais. Éteinds, c’est le ; étincelle.

Le tends, le temps. Le temps a pour origine une tension. In ce temps, instant. In ce temps t’en ai, instantané. A vec, in ce temps-ce, avec instance. A vec = au bec. J’arriverai en temps dû, c’est entendu. L’est neige dans temps. L’ancêtre était sensible au froid et sentait les neiges dans temps avant qu’elles fussent visibles. Où sont les neiges d’antan? disaient les simples, croyant qu’il était question des neiges de l’année précédente, comme si les neiges éternelles n’étaient pas à cheval au moins sur deux années. Lecteur, entends en temps les vérités éternelles. Avant que l’homme fût, j’étais.

Nous ouvrons donc le livre fermé, dès la création du monde. Il donne la vie éternelle. En vérité, si tu en veux hériter, il faut être pour la vérité. Envers y t’ai, en vérité, c’est l’envers du langage courant.

Le français, formé des meilleurs dialectes du centre de la France, se parle donc ainsi qu’il se parlait dès la création du monde. Depuis que l’homme existe, nul son étranger n’a pénétré dans le langage du peuple. Chaque contrée a conservé son patois propre et son accent particulier. Les mots étrangers qui sont entrés dans notre langue, ne l’ont fait qu’en se transformant en sons parfaitement français, aptes à être analysés avec des éléments français.

Au commencement était la Parole et la parole était Dieu. Tout a été fait par elle et rien n’a été fait sans elle. C’est elle qui éclaire tout homme venant au monde. Maintenant que l’esprit a bien voulu nous donner la clef des mystères de la parole, nous allons parcourir la création de l’homme, dès la fondation du monde.

Où vivaient les ancêtres

Eau ai ! Eau ai ! l’eau j’ai. Ohé ! loge ai, je suis logé. On était donc logé dans l’eau. Dans mon l’eau, je mans. (Je mans = je mange.) Dans mon lot je mans, dans mon logement. Le premier lot était un lieu dans l’eau, chacun y avait son lot. Aux berges ! aux berges ! Auberge, à l’auberge ! L’auberge était donc sur la berge des eaux. Eau-ce ai en. Au séant, eau céans. Je suis dans l’eau séant, dans l’Océan. Les ancêtres nommaient Océan l’eau, où ils se tinrent d’abord. Ce eau-ce, sauce. La première sauce était un bouillon, et on nomme toujours bouillon l’eau bouillonnante. En sauce y était, il était en société. Dans la sauce il y était, se dit aussi, dans la socilliété. Les ancêtres vivaient en société. Dans le mare ai cage; (cage = cache ou cacinette). Dans le marécage. D’ai logé, il faut déloger. D’ai maré, il faut démarrer. Marer et loger, ce fut un même acte d’hospitalité. Dans le mare est, dans le marais.

Par ou per eau, s’est condensé en pro. Par eau-même-le, promène-le. On va se par eau mener. On va se promener. On par eau longera le chemin, on prolongera le chemin. On par eau jette quelque chose, on projette quelque chose. Per eau c’est, ils sont en procès. Le procès le plus fréquent a toujours lieu au sujet de l’eau. Per eau cession. Pour avoir une cession d’eau, on partait en procession, quand les mares et marais se desséchaient. Qui t’a per eau créé, procréé ? Dieu a tout per eau créé, procréé. Tout par eau vient de lui, tout provient de Lui. Le vois-tu par eau gresser, progresser? Per eau grès, père au grès (père = prends). Le progrès se fit sur l’eau et en prenant au grès. Les eaux formèrent d’abord le grès, qui est le fondement de la terre. On l’a bien par eau noncé, prononcé. Noncer valait alors annoncer. Tout est-il bien par eau annoncé, prononcé?

On te l’a par eau posé, proposé. On a tout par eau fané, profané. Faner, c’est jeter sans ordre, comme on fane le foin. On va nous par eau voquer, nous provoquer. Voquer c’était appeler. Ai voqué, je l’ai évoqué. Ai veux au quai, on évoquait sur le quai.

À ce eau, à seau, à ce haut, assaut. À le, à saut, à l’assaut. Sur le saut-le, sur le saule, sur le sol. De l’eau, on sautait sur le sol et sur les saules. Au sol eille ici. Au soleil ici (eille = vois). On venait au soleil sur le sol. Les ancêtres ne connurent d’abord le soleil que par la lumière qu’il répand sur le sol.

La voici aussi elle, la voici au ciel. Les voilà aussi eux, les voilà haut, c’ist eux ; les voilà eau, c’ist eux; les voilà aux cieux.

Ceux qui paraissaient sur le haut des berges étaient aux cieux, pour ceux-là qui les regardaient de la surface des eaux; et ces derniers qui étaient dans l’eau limpe ou limpide, semblaient aussi dans le ciel, à cause des nuages et de l’azur qui s’y reflétaient. Nos ancêtres vivaient donc dans les eaux, ce furent les dieux marins, les dieux de l’Olympe, les dieux de la terre et aussi les ancêtres qui précédèrent ces dieux sur la terre et dont le plus ancien est Uranus (Ureanus, qui urine par l’anus) et sa femelle, la plus ancienne des déesses égyptienne : la grenouille.

Allons, tous les Dieux, debout! je vous évoque. Je vous ai par eau voqués, vous êtes provoqués. Sortez de vos eaux profondes. Moi, l’Éternel, qui vous ai créés, je vous ressuscite et vous appelle en jugement.

Qui ne connaît de vue la grenouille? C’est un charmant petit animal amphibie dont les formes ont déjà une ressemblance frappante avec celle du corps humain, comme on en peut juger par le dessin assez exact que nous donnons ici.

Ce qui distingue matériellement la grenouille de l’homme est considéré spirituellement, chez ce dernier, comme un défaut ou une exagération : les yeux lui sortent de la tête; elle a la bouche fendue jusqu’aux oreilles : elle n’a pas de nez; sa tête est engoncée dans les épaules; elle fait peau neuve ou change de peau, en restant la même bête. Cet animal est un vrai sauteur, un être rampant, se gonflant pour se faire craindre. Ces expressions et tant d’autres qui sont des figures chez l’homme, étaient des vérités matérielles chez les ancêtres.

Les grenouilles sont douées d’une voix puissante et font entendre entre autres les cris : coaque, coèque, couic. Que re ré haut, cate, cate, cara, cara, qu’ai quête. On leur attribue aussi : Brekekex, ololo. C’est déjà tout un petit vocabulaire.

Bien qu’il y ait mâle et femelle chez la grenouille, elle n’a pas de sexe apparent, la main n’a pas de pouce, les bras sont très courts, le cou n’est pas formé, la bouche n’a pas de dents, la peau ne présente de poils nulle part; le pied n’est pas coudé, il se termine en forme de nageoire.

La parole qui était au commencement va témoigner des modifications que nous avons subies.

Ce fut la venue du sexe qui causa le développement du langage chez les animaux ancêtres. Suivant les différents stages de cette formation, il y eut des états d’esprit différents et tant que le sexe, incomplet dans sa destination, ne servit qu’à l’évacuation des eaux, qui s’était faite jusqu’alors par l’anus, l’esprit des ancêtres fut rempli d’innocence et de simplicité. Le mot sexe s’est ainsi formé : Ai ? eh ! è. Ai que? éque ou ec. Ai que ce? Exe, sais que ce? Ce éque-ce, ce exe, sexe. Exe est un premier nom du sexe, nom qui a perdu sa première valeur ; on l’emploie pour désigner celui qui a perdu son emploi. On voit qu’à la venue du sexe, on ne savait ce qu’était cette exe-croissance, ex-croissance. Cet exe est un excès. Je ne sais que c’est. Jeune sexe est. Tu sais c’est bien. Tu sexe est bien. Le mot tu désigna bien le sexe, et le désigne encore. Ne dit-on pas à l’enfant : Cache ton tu, ton tutu? En principe tous les mots ont été créés au moment des diverses évolutions du sexe. C’est de là que sont venus tous les sentiments d’amour et de haine, d’attraction et de répulsion ; c’est là que les idées ont pris leur origine.

On ne peut ignorer que le sexe porte le nom de nœud, dans le langage élevé : les nœuds de l’hyménée. C’est aussi un de ses noms les plus bas et les plus vils. Le nœud fut le premier objet neuf, la première nouveauté. Ceux qui avaient le nœud disaient : Je nœud acquis, tu nœud acquis, il nœud acquit, nous nœud acquîmes, etc., ce qui est devenu : Je naquis, tu naquis, il naquit, nous naquîmes, etc. Nul homme vivant ne dit : Je naquis, mais : Je suis né. Les ancêtres n’étaient pas nés, ils naissaient, y nœud est, ce aie y, y nœud essaient. S’il n’y avait jamais eu d’êtres à naître, pour conjuguer et former les temps simples de naître, ces temps n’existeraient pas. Cette particularité du verbe naître se trouve peut-être dans toutes les langues. En allemand, les ancêtres devinrent nés, sie wurden geboren. Les nobles de naissance sont nés, sindgeboren. La noblesse de l’homme remonte à Dieu. Les êtres nés étaient étrennés. C’était une fête : les étrennes. Le sexe fut aussi le premier être : c’est un neuf être, c’est un être, c’est un naître. Jeune est trait, jeune être ai, je naîtrai. Le premier être fut un trait indiquant que la naissance s’approchait. Là nœud est, sens-ce, la naissance. L’ist nœud haut, sens-ce; l’innocence parlait ainsi. Les innocents ne se scandaliseront pas.

En voilà bien plus qu’il n’en faut pour faire comprendre que la parole existait bien avant qu’il y eût des hommes sur la terre. L’homme vivant est né, ceux qui naquirent sont morts et disparus. Leurs âmes seules vivent parmi nous. L’étude attentive du verbe naître est suffisante à elle seule pour convaincre que des êtres non sexués, des ancêtres, ont formé ce verbe et l’âme de notre langue.

Examinons encore : Qu’est-ce ? que c’est que ce a ? (a = ai) Qu’est-ce ? que sexe a ? Qu’est-ce que sait que ça ? mot à mot : Qu’est ce qui sait quoi j’ai ? Devenu enfin : Qu’est-ce que c’est que ça ? Qu’ai ? Que sexe a ? Que exe est que ça ? Kekseksa ? On voit que notre question la plus fréquente fut créée alors que l’apparition du sexe troubla l’esprit des grenouilles. Il fallait quelque chose de bien personnel pour intéresser nos stupides ancêtres. Combien de ces antiques animaux, qui portent aujourd’hui un visage d’homme, resteront indifférents à la révélation de leur origine par le Dieu de l’Évangile : la Parole?

L’allemand : Was ist das ? = Quoi est cela? et s’analyse : Vase ist t’as ce : Quoi est tu as ici? Le vase inconnu était le sexe et l’ancêtre, accroupi au bord des eaux, le terrait dans la vase. Ainsi : le vase, la vase, et le was allemand ont une même origine.

Le dégagement de la tête

La grenouille a la tête engoncée ou enfoncée dans les épaules. Elle ne peut donc la tourner à droite ou à gauche sans tourner le corps. Le cou se forma en même temps que le sexe qui porta aussi ce nom. Celui dont le cou était fait, était aussi né. Il est né, cou est fait, y laine ai, cou est fait. Il est né coiffé. Celui qui était coiffé avait de la laine ou de jeunes pousses de cheveux sur la coiffe qui était alors le nom de la tête. Coiffer, c’est arranger la tête et non une coiffure. Le à cou est feu ; la coiffe en se formant, causait un feu, une souffrance dont le torticolis, tors ti col ist, est une suite et un souvenir. Celui dont la coiffe ou tête était faite était regardé comme heureux. Chacun étant né coiffé, nul ne doit se plaindre.

Le cou rond était le couronnement des transformations, le cou rond ne ment, le cou rond indiquait un animal parfait. Les êtres nés de père et de mère étaient cou rond nés, nés avec le cou rond, couronnés, couronne ai. La tête sur le cou fut la première couronne. Nous sommes tous couronnés.

Le col ou cou du colosse se haussait, le col hausse. Le col est monté, le col ai monté, disait le collet monté, dont la sotte fierté est légendaire. Le collet monté se mit le premier en colère, en col air, en coq l’air. Celui qui avait le cou monté était craint : Prends garde, c’est un coup monté.

Quand le cou fut formé tout le visage l’était aussi : la personne née avec le nez achevé. Le nez est populairement regardé comme ayant un accroissement en conformité avec le sexe. Le nez est la partie du visage la moins parfaite chez le petit enfant, la plus susceptible de modification après le sexe. Il est donc évident, par ce qui précède, que l’ancêtre de l’homme n’avait pas la tête dégagée des épaules et qu’en cela il était semblable à la grenouille.

Le pouce

La grenouille n’a pas de pouce, mais elle a exactement à sa place un indice qui n’a besoin que de se développer, pour former un pouce semblable au nôtre. Les pattes de devant de la grenouille ressemblent déjà à des mains et elle se suspend avec, ainsi qu’une personne ; elle s’en sert pour repousser ce qu’on met à sa bouche.

Vois ce pousse, vois ce pouce. Ainsi on vit le pouce pousser.

Si le pouce avait été formé en même temps que les doigts, il s’appellerait le gros doigt ou bien les doigts seraient aussi des pouces, ainsi que cela a lieu pour les orteils déjà au complet chez la grenouille. Mais il n’en est pas ainsi : le pouce n’est pas un doigt et les doigts ne sont pas des pouces. On dit tout naturellement : les quatre doigts et le pouce. En général, dans toutes les langues, le pouce semble avoir populairement un nom différent des doigts, tandis que les orteils ont un nom commun.

Les bras de la grenouille ne sont nullement en rapport avec le développement des jambes. Ils sont trop courts pour les besoins du corps ; aussi le premier dont le bras s’allongea fut-il considéré comme très avantagé : il a le bras long, dit-on toujours, de tout homme puissant. En allemand comme en italien et peut-être dans toutes les langues, avoir les bras longs est une expression marquant la puissance. Cela indique nécessairement une époque où les bras étaient trop courts, comme le sont ceux de la grenouille.

Lorsque la grenouille étend les bras, comme sur notre figure, la paume des mains se trouve naturellement en dessous, tandis que chez l’homme elle est en dessus. Cela tient à ce que les bras, chez la grenouille, sont surtout des nageoires. On remarquera sur la figure que l’avant-dernier-doigt est le plus long, en relation avec le quatrième orteil le plus allongé. Le nom d’annulaire donné à ce doigt, qui porte l’anneau symbolique du mariage, est dû à cette particularité.

L’annulaire correspondant, par sa longueur, au quatrième orteil également de beaucoup doit être mathématiquement le quatrième doigt. Pour cela il faut compter le pouce qui n’est pas encore visible, mais dont l’existence se trouve ainsi démontrée, en concordance avec ce que révèle l’anatomie du petit animal.

Pous vaut prends. Prends est d’ailleurs la première de tout cri. Pousse, pouce. Le pouce sert à prendre, ce n’est pourtant pas sa fonction toute particulière. Voyons que pouce vaut bien : prends ça. Tu me repousses, fais hors, tu mens. – Tu me repousses fortement. – Tu me pous ce bien, fors. Tu me pousses bien fort. C’est clair. On voit en même temps comment se forma la parole. On répétait ce que l’on entendait, avec une idée nouvelle, venant de ce que l’on éprouvait, voyait, etc.

Les dents

La grenouille n’a pas de dents. C’est avec leur venue que commença la numération. On compta les dents à mesure qu’elles apparaissaient, car leur apparition successive causait une certaine douleur et coïncidait aussi avec une augmentation de force et d’intelligence. Dans leur état parfait les animaux du monde primitif n’avaient que vingt dents, dix à chaque mâchoire. La neuvième dent, et bientôt la dixième ensuite, montre l’époque où l’animal ancêtre atteignait sa perfection ; car le nombre neuf qui se prononce aussi nœud, est le radical de nouveau. Or le mot nœud, un des plus populaires, sert à désigner le mariage dans les nœuds de l’hyménée.

Les dents sont dans, dans la bouche. Mais ce mot eut aussi la valeur de pointes ou d’extrémités. Les orteils ont en allemand un nom similaire avec les dents : die Zehen, die Zaehne, qui se prononce à peu près dizaine. Chez nous, par conséquent, on peut en inférer que les orteils eurent aussi le nom de dents, car les ancêtres avaient l’habitude d’offrir avec les orteils et aussi de se les placer dans la bouche ; c’était un passe-temps que les enfants n’ont pas oublié.

Ainsi : être sur les dents, cela veut dire : être sur les pointes, être sur pied. Jamais les ancêtres n’ont pu, pas plus que nous, se placer sur leurs dents.

A-dent ou adent, un mot de Normandie, signifie être sur les pointes et se dit surtout en parlant d’une herse. Le nom d’Adam indique donc un animal marchant sur ses pointes ou sur ses quatre pattes. Le mot homme est aussi plus ancien que l’homme, lequel d’ailleurs commence par marcher à quatre pattes; alors il se tient adent, l’antique Adam.

Les ancêtres de seconde formation, les dieux nés par suite de l’union des premiers sexués, après avoir joui d’une dentition de vingt dents, ainsi que nous actuellement, eurent une seconde dentition parfaite avec seize dents à chaque mâchoire. Comme ensuite il ne venait plus de dents, on resta longtemps sans compter au-dessus de seize, si longtemps que lorsqu’on voulut créer le nombre dix-sept, la construction se trouva changée, car la finale ze qui signifie dix dans onze, douze, etc., disparaît et fait place au nombre dix, initial de dix-sept. Ainsi entre seize et dix-sept il y a une parfaite inversion et l’époque où elle eut lieu est celle où les ancêtres dieux, marchant habituellement à quatre pattes, se dressèrent sur leurs pieds et se firent hommes en créant l’homme. La langue italienne présente la même inversion que le français aux nombres seize et dix-sept : Sedici, diciassette.

Ainsi dans son enfance l’humanité a commencé à compter ses dents, et les humains continuent à compter chez l’enfant ses dents, à mesure qu’elles se développent.

La première dentition des mammifères qui en ont deux, est, de même que pour nous, celle des animaux primitifs nés de la terre, dont ils sont les descendants. À leur naissance, les petits enfants sont des sans dents et descendants.

Le corps se couvre de poils

Le corps humain, ainsi que celui de l’ancêtre, se couvre de poils à mesure qu’il acquiert toute sa force. Chez l’ancêtre le poil porta tous les noms que l’on donne à ce qui recouvre naturellement la peau des animaux. Il fut plume, laine, duvet, crin et cheveux.

L’est né, l’est née, signifie : il ou elle est née. Laine ai, l’aîné. Le premier qui eut de la laine fut l’aîné. Comme aussi il était couvert de crin, il était craint. On craint encore celui qui est fortement poilu, le gaillard à poil. La venue de la barbe déplut : ai barbe, ébarbe. On commença donc par s’ébarber. À ce moment on était encore dans les eaux : j’ai barbe ôté, j’ai barboté. On continue à arracher tout poil qui pousse à un endroit où l’usage ne l’a pas rendu décoratif, mais alors on y tient. À peau aie-le, à poil ; on prenait le poil sur la peau, de là son nom. À poil s’analyse aussi : à peau est le, ce qui signifie : il est nu. L’est che veux = c’est ce que je veux. Il me prend les cheveux. Lorsqu’on voulait ravir quelque chose à quelqu’un, on lui prenait les cheveux.

La formation du pied et le dressement du corps

Il est évident que le pied est un membre atrophié. Quand les ancêtres commencèrent à se tenir debout, ils marchaient sur les orteils et même sur leur pointe. À l’égard des rampants, ce furent les premiers géants. J’ai en, j’ai ente on entre, disaient-ils, en montrant en jambes une nouveauté, une formation étonnante, dont ils étaient étonnés, étons nés. Ainsi le pied actuel n’était pas formé. Les plus lourds marchèrent les premiers sur la troisième flexion de la jambe et ils apprirent aux autres à en faire autant, en leur coudant cette partie au cou-de-pied. Coude pied, disaient-ils, en y donnant un coup de pied. Le cou-de-pied n’est pas un cou, c’est un coude, ayant pour origine un coup reçu. L’allemand Fussbiege dit aussi coude-pied. Le pied est coudé et non collé. Le pied se trouvait souvent mal tourné. Vois ces pieds qu’ont tournés, contournés. Peu de personnes ont la plante des pieds parfaitement droite ; les pieds sont plus ou moins contournés. Le mot pied (pis ai = prends j’ai ou j’ai pris) nous montre que l’ancêtre se servait du pied pour prendre ou pour offrir. On affirme son droit à une chose en mettant le pied dessus, et on la pousse du même pied pour en faire part ou cadeau. Ceux qui les premiers marchèrent debout étaient en pied; être en pied est toujours une chose désirée.

Ce ne fut pas sans de nombreuses corrections, corps rections ou érections, que l’ancêtre se résolut à ne plus ramper. Corps érige-le, corrige-le. Je vais te corps ériger, te corriger. On m’a corps érigé, corrigé. Les paysans qui disent corériger pour corriger parlent comme nos dieux. Ériger ou riger valait dresser. Air ist j’ai, ai rigé, j’ai droit. Ri j’ai, je suis droit. À celui qui disait cela et retombait malgré soi par terre, on criait : Ri j’ai, j’ai ri. C’est une des origines du verbe rire. C’est pourquoi une chute ridicule amène toujours un rire forcé. Pattes à terre as, patatras.

La nourriture des ancêtres

La plus ancienne nourriture est celle de nos grenouilles : la mouche. L’ancêtre était un gobe-mouche. Celui qui était adroit faisait mouche à tout coup. On s’offrait des mouches en disant : Ce mouche ai, et avant de l’obtenir, il fallait : se moucher. Celui qui prenait la mouche d’un autre lui faisait prendre la mouche ou se fâcher. Mouche eut la même valeur que bouche. Mouche ronds disait : Tourne ta bouche, et le petit moucheron se tournait pour avoir une mouche.

On sautait aussi après les sauterelles : Saute, re-ai-le ; on appelait : prendre le criquet. Queris qu’ai.

Mais quand les ancêtres devinrent plus grands, ils se mirent à se manger entre eux : les gros mangeaient les petits. Les gens bons fournirent les premiers jambons. Le porc qui donne le jambon n’a pas de jambes et pourtant il y a une jambe dans jambon, jambe on. Or, on = homme. Le cuisseau ou le cuissot était un cuisse haut ou un cuisse os. Or, on ne dit pas la cuisse d’un veau ni d’un chevreuil. Pourtant l’animal qui le premier fournit cuisseau et cuissot avait des cuisses, les nôtres.

Le gigot, gigue haut et gigue os. Le premier gigot est un haut de gigue et l’animal qui le fournissait dansait et danse encore la gigue. Tous ces mots désignent donc la partie la plus charnue, aussi bien chez la grenouille que chez l’homme.

Le mot beau désigna la bouche. On était beau, quand on tendait le beau comme le chien faisant le beau. Dans le ton beau, dans le tombeau. Ainsi les premiers qui furent mis dans le tombeau, le furent dans la bouche des ancêtres. Les ancêtres ne mouraient point, car on ne les voyait point mourir de mort naturelle. On les mangeait avant et après : mords, mors, mort. On mordait et on donnait la mort; les os dans la bouche étaient aussi un mors. Celui qui pouvait voler une grenouille égorgée, s’enfuyait avec ; on criait alors : il a pris le mors ou le mort aux dents, il a mangé la grenouille.

Prends garde à ton bec, prends garde à tomber. Ce cri se jetait à qui levait trop le bec, et s’exposait ainsi à tomber.

C’est épouvantable

Un professeur, nourri de la moelle latine, peu apte, par conséquent, à modifier son esprit, nous critiquait un jour notre grande Loi, en riant d’un air satisfait, sur : cet époux vend table, c’est épouvantable. Son esprit ne voyait là aucun rapport. Il y a deux témoins de la valeur du livre de vie, le père ou l’esprit, le fils ou la parole. Si donc l’esprit refuse d’admettre un rapport dans un certain jeu de mots, le témoignage des mots peut être regardé comme insuffisant ou plutôt comme incompris, car depuis plus de seize ans que notre pensée ose pénétrer dans le temple de Dieu, nous n’y avons jamais trouvé de non-sens ou d’absurdité, mais des choses d’importance variée. Toutes les plantes ne sont pas des chênes et des cèdres. Nul rapport ne se saisit sans un peu de travail, même sans de longues et profondes pensées.

Si un des époux vend la table, ce qui paraît être la résolution de ne plus désormais manger, n’est-ce pas épouvantable? Quel est l’époux qui rentrant dans son pauvre logement et y apprenant de l’autre que tout est vendu jusqu’à la table, ne s’écriera : Mais c’est épouvantable ? Allons plus loin.

L’époux vente ne devait-elle pas produire l’épouvante ? Les époux furent aussi esclaves et si le maître les époux vante, n’est-ce pas qu’il en veut effectuer la vente et ainsi, à juste titre, les épouvante? Nous sommes époux vantés valait : nous sommes vendus, nous sommes épouvantés. On vante sa vente. La savante la première offrit sa vente. Ce sont là des concordances d’ordre inférieur, mais cependant des vérités certaines, des constatations de faits accidentels dans tous les temps.

L’ai poux vente. Voilà un autre langage vulgaire, bas peuple. Une vente de poux produirait et produisit l’épouvante. J’ai poux vaut : j’ai peur, en Basse-Normandie. Les poux font peur. Il ne faut pas grand-chose pour épouvanter les idiots. La triste engeance des laïques est bien épouvantée par le diable. Or, l’homme d’esprit sain n’a pas plus peur du diable spirituellement qu’il n’en avait peur autrefois matériellement. Une grenouille, si forte soit-elle, ne peut épouvanter l’homme ! L’homme ne craint que Dieu son père, et son amour pour lui supprime même cette crainte. La peur du diable est pour les laïques, pour les lâches d’esprit. Mais l’homme méchant que le diable mène est à redouter.

Ainsi dans le mot épouvantable, on trouve, entre autres, les mots : ai, poux, époux, vend, vante, vente, et aussi table. N’est-ce pas épouvantable?

On voit par ces exemples, que tout mot plus court que l’on peut apercevoir dans un autre mot plus long, est antérieur au mot dans lequel il se trouve incorporé et que l’on peut reconstituer la phrase qui l’a fait entrer dans le mot subséquent.

De plus il faut laisser aux sots le soin de se moquer des jeux de mots, dont ils sont incapables de trouver le rapport et l’esprit profond qu’ils tiennent caché en eux.

Le calembour

Cale en boure = prends en bec. Celui qui, à cet appel montait sur la cale, se trouvait refait; car le menteur, changeant de face, criait : Que à l’embours ; et présentait le côté fiente, un poète disant du calembour que c’est la fiente de l’esprit.

Le père du calembour était un vil animal ne s’attaquant qu’aux faibles impuissants à venger l’insulte. La plaisanterie de mauvais goût rendait confus et ridicule. Ceux qui avaient été attrapés s’estimaient princes de la science et criaient à chaque invitation douteuse : N’y va pas, c’est un que à l’embours. C’est là que le calembour est l’esprit des sots.

L’esprit simple et bon, mais curieux de la vérité, n’ayant jamais menti ni trompé, ne s’en laissait pas imposer par l’esprit des sots et voulait s’assurer par lui-même de la vérité ou de la tromperie.

Cet esprit eut de nombreuses désillusions qui ne le guérirent point de sa confiance en les hommes; il était donc juste qu’à la fin Dieu lui donnât le calembour lui-même pour le punir à son tour de l’avoir trompé tant de fois. L’Éternel-Dieu s’est servi du calembour pour garder le chemin de l’arbre de vie qui empêche de mourir.

Chaque fois que le chemin s’est annoncé par des sons semblables exprimant des idées différentes, l’esprit mettait dessus : C’est un calembour. Aussitôt les nigauds qui y avaient été attrapés dans le monde ancien, sans en demander davantage, se retiraient avec un gros rire bête, se félicitant de leur profondeur d’esprit. Ainsi, par exemple, au lieu de rechercher l’origine du son unique dans : sein, sain, saint, ceint, seing, cinq, les savants linguistes ont passé les Alpes pour trouver en cela six origines différentes, et sont tombés en admiration devant cette découverte. Plus ils ont ainsi travaillé, plus ils se sont éloignés de la vérité. Ils n’ont pas pu deviner que tout cela venait de : ce in. Par conséquent, on était bien loin de rechercher la raison unique de la création de tous les mots premiers, sans nulle exception, dans un seul point.

Si donc tu veux connaître la science des sciences, cherche, lecteur, l’origine commune du son sins dans les six mots ci-dessus et ajoutes-y : dessein, dessin, essaim, assassin, bassin, capucin, fantassin, médecin, poussin, tocsin, vaccin ; ceindre, sincère, singe, singer, singulier, simple, scinder, s’instruire, s’inquiéter, s’insinuer, etc., etc. Ne va pas, pour cette étude, consulter les Grecs et les Romains; ne va pas déterrer les puants cadavres de l’Égypte ; ne va pas compulser les volumes poussiéreux des bibliothèques : il faut, pour cette connaissance, franchir les nuées et monter au ciel; il faut remonter aux temps d’Uranus et à l’époque des anges. De plus, l’entrée du temple reste fermée aux menteurs et à ceux qui aiment l’iniquité. Il faut pour trouver la solution cachée que l’esprit de Dieu aide et consente; car c’est pénétrer dans le saint des saints, dans le monde des esprits vivants.

Et quand tu auras trouvé l’origine unique du son sins dans les mots ci-dessus, sache qu’il n’est pas une syllabe de notre langue et de toutes les langues de la terre et de toutes les langues, dans tous les mondes de l’univers, qui n’ait la même origine. Or, l’épée de feu dont se servaient les chérubins pour garder cette science, s’appelait calembour. Cette épée était si puissante que les plus forts esprits étaient médusés, vaincus, perdus, sans force, aussitôt que le calembour faisait jaillir son esprit.

Eh quoi? ô savants! ô esprits profonds! qui avez frappé à toutes les portes, inventorié les profondeurs de la terre et du ciel; rien ne vous a dit dans votre cervelle : N’y aurait-il pas quelque chose là-dessous ? – Non, rien ne vous l’a dit, car l’homme ne possède un atome d’intelligence qu’autant que Dieu le lui donne. Or, Dieu avait caché science jusqu’au jour marqué, pour confondre les hommes et leur prouver qu’ils n’ont rien fait sans Lui, mais qu’il a fait toutes choses en se servant d’eux, à leur insu.

Toutes choses ont été faites par Lui et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans Lui.

Le monde ancien

Pendant combien de millions d’années le globe fut-il habité par ces enfants de la terre, nés dans le limon, vivant en société et se faisant une guerre continuelle, c’est là une question à laquelle nous n’avons pas de réponse précise à donner. Ce temps fut très long. Ces ancêtres qui créaient et parlaient notre langue, n’avaient pas de nombril.

Ils portent dans la Bible le nom d’anges, archanges, démons, diables et dieux infâmes. Dans la Fable païenne, ils s’appellent Uranus, le premier des dieux, et Vesta la première déesse. Leurs enfants sont Titan et Saturne. Titan, l’aîné, se soumet à Saturne qui doit dévorer ses enfants mâles.

Quant à Titan, il est notre père, nous sommes des Titans; mais comme il a cédé son droit d’aînesse à Saturne, la filiation des hommes s’établit par Saturne.

Saturne, en effet, trompé par sa femme, laissa échapper à sa voracité Jupiter, qui est appelé le père des dieux et des hommes. Il oublia aussi de dévorer Neptune, Pluton et Junon. Ce sont là des symboles résumant un monde.

Saturne avait pour femme Cybèle qui était sa mère, sa sœur et sa fille ; c’est-à-dire qu’il ne s’occupait pas plus de la parenté de sa femelle que ne le fait le coq dans sa basse-cour. Le coq du village, qui porte coq sur tour, ne s’en occupe pas davantage. Du reste, tous les noms populaires de nos jours étaient déjà formés, il y avait : pères, mères, enfants, frères, sœurs, oncles et neveux, etc.

Ce monde ancien n’est disparu que matériellement. Cette société des premiers jours est partout présente sur la terre; c’est le monde spirituel : les prêtres, qui sont les preux êtres ou les premiers êtres du monde et sont spirituellement nos pères, portent en eux l’esprit de Saturne qui dévorait ses enfants, et à qui on les offrait. Dans la messe, le prêtre dévore l’agneau de Dieu qu’il crée, en l’offrant à l’esprit de Saturne, le Dieu du mal qu’il porte en lui.

L’homme de bonne volonté, qui est le Fils de Dieu, juge les vivants et les morts. L’homme n’a nul droit de juger l’homme. Le prêtre est un homme. Nous jugeons le prêtre et le condamnons, car le prêtre est le premier ou le prince de ce monde et Jésus a dit : Le prince de ce monde est déjà condamné. Les premiers sont les derniers.

Quant à l’homme qui est prêtre, c’est à lui-même qu’il appartient de condamner le prêtre, de le rejeter, et de redevenir un homme. Dieu qui a appelé à lui Paul qui persécutait les disciples peut choisir ses élus même parmi les prêtres : ils étaient nécessaires pour que sa puissance fût manifestée et il vaut encore mieux obéir au prêtre, qui ne renie pas Dieu, que de se soumettre à ceux qui, ne pouvant connaître l’origine des choses, disent au singe : Tu es mon père et mon ancêtre, mon dieu.

Sur toute la terre, les peuples ont à leur origine une époque regardée comme fabuleuse, où les habitants de la terre ne sont pas des hommes, mais des êtres supérieurs aux hommes, dont ils sont les créateurs. Ces dieux ne sont jamais représentés que sous des traits symboliques, ou avec la figure humaine. Cependant on leur donne, en plusieurs pays, la figure de grenouilles.

Nous connaissons donc ce qu’étaient les sirènes, les tritons, les dauphins, les fées, les dragons, les licornes et tous les êtres disparus du monde matériel, vivant seulement dans l’esprit et ayant à leur tête le diable qui est Satan, l’antique serpent, à qui toutes les grenouilles étaient soumises matériellement, comme elles lui sont encore soumises spirituellement dans la personne de celui qui représente Dieu et tient sa place sur terre : le Saint Père, le Diable. Dieu, le père, est esprit et son trône est en l’homme.

Le monde ancien se transforme

La création eut lieu sur toute la terre aussitôt que l’époque de la floraison de chaque espèce se montra. Les grenouilles sexuées s’unirent donc et créèrent des enfants dont le plus grand nombre était dévoré; mais certaines mères cachèrent leurs petits et ces derniers devinrent les premiers des dieux, car ils étaient supérieurs physiquement à leurs parents; devenus grands, ils les dominaient et les combattaient, de sorte qu’il y avait la guerre entre le diable ou notre grand-père et entre Dieu qui est notre père. Ces dieux qui avaient le nombril prirent aussi trente-deux dents au lieu que l’ancêtre n’en avait que vingt, et cela suffit pour montrer combien leur force était supérieure.

Dans la Fable, le premier de ces dieux est Jupiter, en italien Giove et en hébreu Jéhovah. Jupiter est appelé le père des dieux et des hommes. Car ceux qui naquirent des dieux ayant le nombril, furent véritablement des dieux égaux à Jupiter et supérieurs à Saturne ou le diable. On sait que dans la Fable, la première création tombe dans un profond discrédit et la raison en est claire.

Les dieux, frères ou fils de Jupiter, marchaient habituellement à quatre pattes, mais ils se levaient aussi sur leurs pieds de derrière, et alors ils avaient une figure identique à celle de l’homme. Tous les hommes ont donc, dans la Bible, les dieux pour pères, car la Bible ne dit pas : Dieu créa, mais : Les dieux créèrent l’homme; c’est le texte hébreu. Le père animal de l’homme étant semblable à l’homme, Jésus dit avec raison : Qui m’a vu a vu mon père. Les premiers qui se mirent à marcher droit prirent le nom de rois. Il n’y avait en principe qu’un roi dans chaque mare ou marais, car le plus fort des rois obligeait les autres à ramper devant lui. On voit que les rois, ainsi que le dit la Fable, furent créés avant les hommes ; les premiers enfants des dieux sont des rois et des reines et non des hommes et des femmes.

Toute cette création vient donc spirituellement de Saturne. Cependant Titan a continué à vivre et il est toujours soumis à Saturne. Titan a sa personnalité réelle dans l’Empereur, qui est le chef des légions et cohortes militaires. Les armées, comme la prêtrise, forment une hiérarchie sacrée, une noblesse qui n’est pas de naissance, mais qui s’acquiert par degré, de même que les grenouilles ne devenaient parfaites et propres à enfanter, que par une suite de transformations successives. Tous les hommes soumis, soit au pape ou à l’empereur, au prêtre ou à l’officier, sont soumis à l’empire de Satan. Or, nous sommes certainement sous l’empire de Satan, puisque nous ne sommes pas encore entrés dans le règne de Dieu, car si cela était, au lieu de dire : Que ton règne vienne, nous dirions : Nous te remercions de ce que tu es entré dans ton règne et que tu as fait éclater ta grande puissance.

Le règne de Dieu sera le règne de la parole, et Jésus est encore assis à la droite de Dieu, attendant que ses ennemis, qui le crucifièrent : le prêtre et l’officier, Caïphe et Pilate, l’empereur et le pape, aient été détruits.

L’empereur et le pape

On sait que Uranus a deux enfants : Titan et Saturne. Saturne est dans la Fable le grand-père des hommes, puisque son fils Jupiter est le père des Dieux et des hommes.

Titan n’a point d’enfants d’une déesse, la Fable ne lui donne point d’épouse. Cependant, il se révolte contre Saturne et ses enfants et plus tard il suscite les géants contre Jupiter. Partout il fait appel à la violence et il ne tient pas sa parole. Titan est le même que Saturne, c’est l’ancêtre grenouille ayant acquis le sexe, mais ne pro-créant pas encore. Ces animaux firent donc la guerre contre les êtres nés d’une mère, et furent vaincus, puisqu’ils ont disparu.

Si Saturne se confond avec notre grand-père le diable, Titan trouve aujourd’hui sa personnification dans l’empereur. Les empereurs romains, qui étaient aussi grands prêtres, assumaient en eux l’esprit de Titan et de Saturne, l’esprit des êtres de première formation qui n’avaient pas notion du bien et du mal.

Les empereurs ont donné leur pouvoir spirituel au pape, le droit d’aînesse qui est celui de la préséance, le droit d’ancienneté. L’empereur ne naît point d’une mère, car la mère de l’empereur porte le titre d’impératrice douairière.

Le doux ai rière. Le doux érrière. Le mot doux ayant désigné le sexe, la mère de l’empereur est spirituellement le plus ancien être de la création, la grenouille, qui avait le sexe confondu avec l’anus, ainsi que son mâle Uranus.

Le mot doué est clair dans notre langue, être bien doué, c’était être sexué. Les eunuques ne sont pas bien doués. Ce mot doué désigne Dieu en breton, et c’est aussi un nom des mares et fontaines. Les premiers êtres doués étaient dieux et vivaient dans les eaux. Douairière est analogue à derrière. Dans le mot derrière on lit également : dé rière = arrière dé ou dieu. Ainsi, on voit pourquoi l’empereur porte en lui un côté mystique, car c’est aussi un homme; les Russes l’appellent petit père. Or, il était, relativement aux hommes, petit.

Les hommes qui ne veulent point reconnaître le Dieu de la Bible pour père, restent donc spirituellement enfants de Titan ou du diable dans son premier état. Ils sont spirituellement des grenouilles, des êtres en formation, ils ne peuvent arriver à la perfection qu’en naissant de nouveau. C’est pourquoi ces hommes, pleins d’une noble ambition, aspirent aux honneurs et désirent des titres, des grades, des décorations et même lorsqu’ils en sont couverts, leur esprit n’est point satisfait ; ils ne peuvent arriver à la noblesse des hommes de bonne volonté, qui ont reçu, en naissant, la plus haute distinction nobiliaire, le nombril, le grand cordon de la vraie légion des Fils de Dieu, lesquels étant ainsi parfaits, ont toutes les distinctions sociales honoraires, en un profond mépris.

Les enfants de l’empereur sont des sujets et ceux du pape, des laïques. Laïques et sujets sont des esclaves, des êtres vils et méprisables. Il n’y a d’un peu sortable que le pape et l’empereur ; mais le Fils de l’homme est élevé au-dessus des puissances et des principautés, puisque dans le ciel il s’assied à la droite de Dieu son père. Ainsi donc, ô lecteur ! Dieu te nomme son Fils Unique, en te donnant ton véritable extrait de naissance. Les empereurs et les papes, les plus hautes noblesses, sentent qu’ils ne sont rien, s’ils ne sont pas hommes. Car l’Éternel Dieu a mis cette dénomination au-dessus de celle des anges et ainsi que cela est écrit : L’homme juge les anges.

Nous avons déjà dit que les hommes firent la guerre aux derniers dieux et les forcèrent à disparaître. Le fait est constaté, dans la Fable, par la légende des géants ou des Titans qui se révoltèrent contre Jupiter et furent précipités dans les abîmes, où ils sont accablés sous de grosses montagnes. Pierre dit la même chose : Dieu n’a point épargné les anges qui avaient péché, mais les ayant précipités dans les abîmes, il les a liés avec des chaînes d’obscurité et les a livrés pour être gardés jusqu’au jugement.

Ces Titans ou ces géants, ces anges révoltés, ce sont les hommes qui n’ont point voulu obéir à leur conscience, à Dieu, mais se sont plu à faire le mal, à commettre des violences, des meurtres. Les hommes ne gémissent-ils point dans des liens d’obscurité? D’où viennent-ils? où vont-ils ? Qui les a créés? Y a-t-il un Dieu les voyant ou ne les voyant pas? L’autorité militaire, religieuse, les obligations des lois imbéciles et inhumaines, ne sont-ce pas des montages à supporter? Au fond de quels abîmes une humanité qui espère en ses armes meurtrières pour sa liberté n’est-elle pas précipitée? Les hommes n’ont pas encore compris que les nations guerrières ont toujours été humiliées, détruites, anéanties!

Mais la Parole du Seigneur, dont les armées sont montées sur des chevaux blancs, a vaincu la terre et la gouverne au milieu de ses ennemis; car même la guerre est décidée, conduite et terminée par la puissance de la parole. On voit encore, par ce qui précède, les Titans et les anges rebelles être un même mystère. La Fable prête son appui aux livres sacrés. David et la sybille donnent leur témoignage. L’empereur ou le pouvoir militaire est l’ancien Titan : le pape ou l’autorité religieuse est Saturne ou le diable, l’ancien serpent.

La laïcité

Nous avons vu que l’autorité du monde ancien résidait dans la force morale de Saturne ou du diable qui est devenu le pape, et dans la force physique, celle de Titan qui est l’empereur. On a vu les empereurs être tout à la fois chefs militaires et grands prêtres, mais cela a peu duré et même l’empereur de Russie reçoit la couronne des mains d’un grand prêtre.

Au-dessous de ces deux puissances existait et existe toujours la multitude la plus vile et la plus abjecte que l’on puisse imaginer, c’est l’ignoble troupeau des laïques qui sont les esclaves-nés des clercs. Les clercs et les laïques, ce sont les maîtres et les esclaves. L’instruction laïque est une instruction d’esclaves, qui ne peut que créer des esclaves : les laïques n’étaient pas sexués, ils ne connurent que peu ou point les dieux supérieurs. Le gouvernement laïque est forcément soumis à Satan, à ses pompes et à ses œuvres. À la vérité, les laïques sont les plus indignes esclaves, car ce sont souvent des esclaves révoltés. Ils obéissent en maugréant, mais ils obéissent. Ainsi, l’on voit le gouvernement laïque soumis à son clergé et forçant ses serviteurs à amener les petits enfants sous la férule du prêtre. Ce monde infâme et abject est aussi ennemi de la Parole de Dieu. Les Fils de Dieu, les hommes de bonne volonté, détruiront cette société malsaine. Ils gouverneront au nom de l’Éternel-Dieu, dont le nouveau nom est Pi et l’instruction comprendra toutes les connaissances divines et humaines. Les mots qui sont des anges seront soumis aux hommes, et les hommes aboliront les mots inutiles qui enfantent les maux inutiles. Il n’y aura ni clercs, ni laïques, ni militaires, ni civils. Nul homme n’acceptera qu’un vil démon ose lui conférer des honneurs, ce qui résonne comme déshonneur.

L’homme qui comprend ces choses est arrivé à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, car comme il n’y a jamais eu d’animal sur terre aussi parfait que l’homme, il n’y eut jamais d’esprit supérieur à celui de l’homme qui connaît la vérité, et qui se trouve ressuscité des morts et véritablement né de nouveau. L’homme qui connaît la vérité sait que son esprit, qui se confond avec celui de Dieu, n’a pas eu de commencement et n’aura pas de fin. Il vit de la vie éternelle et ne considère la vie de son corps que comme un incident dans cette vie immense. C’est là ce qui est annoncé par l’Évangile, qui se trouve la vérité. Jamais les Apôtres n’ont adressé au Seigneur Jésus la moindre prière après son ascension ; mais ils adressent leurs prières à Dieu, le Père, qui est l’esprit, par le Seigneur Christ, qui est la Parole. Le règne de Jésus ou le règne de Dieu, c’est le règne de la Parole qui ne sera plus enchaînée sur les croix maudites et infâmes.

La Parole a toujours eu tout pouvoir sur les corps et sur les esprits, car les ennemis de Dieu eux-mêmes ne peuvent commander qu’en son nom. Tous ceux qui veulent modifier la société en rejetant Dieu, rejettent la vérité, l’esprit et la parole. Ils luttent contre le diable infiniment plus fort qu’eux, mais celui qui combat au nom du Seigneur Jésus, se déclarant, ainsi que Lui, Fils de Dieu, roi et souverain sacrificateur, selon l’ordre de Melchisédec, à Dieu son père, celui-là aura la victoire sur toute la terre, ce sera l’homme.

Toutes ces choses se trouvent écrites, aussi bien dans la Bible que dans les écrits profanes, car toute l’Écriture est divinement inspirée et tout ce que les hommes ont admis repose sur un fonds de vérité plus ou moins exact.

Nous venons en quelques pages de résumer la véritable histoire de la création de l’homme : nous ne pouvons, sur cette feuille, démontrer qu’elle est conforme aux aperçus de la science humaine ; qu’elle est justifiée par l’étude de la géologie, par les écrits bibliques, comme par les histoires fabuleuses des dieux sur toute la terre. Jésus disant des Juifs qu’ils sont les enfants du diable et qu’il est Fils de Dieu, ce qui ne peut s’entendre que spirituellement, montre que les hommes ont deux pères : le grand-père et le père véritable. Mais il est conforme à l’usage de nommer certains enfants comme étant plutôt nés des grands-parents que des parents réels.

Quand la terre fut couverte d’hommes, la guerre méchante que leur faisaient leurs enfants força les dieux à se cacher et à disparaître peu à peu; c’est alors qu’on s’écria : Les dieux s’en vont. Quant à la faculté donnée aux grenouilles de se métamorphoser, elle leur fut retirée par l’esprit créateur, mais elles sont restées jusqu’aujourd’hui sur la terre pour témoigner de notre origine, aussi bien par leurs formes gracieuses que par leur chant si varié et déjà si ressemblant à la voix humaine.

La disparition des derniers dieux n’est pas encore bien éloignée, car les auteurs anciens affirment avoir vu des êtres qui étaient semblables à ceux que la parole nous montre avoir réellement existé. Ce ne fut que lorsque les derniers dieux furent disparus que la création de l’homme fut réellement achevée et cinq à six mille ans semblent être l’espace de temps approximatif. Alors histoire devient raisonnable à l’esprit de l’homme, et l’Éternel étend sur le passé, par toute la terre, un déluge universel qui engloutit le souvenir des pères : Dieu et le diable.

Les eaux de ce déluge montèrent si haut que les plus hautes montagnes, ou pour dire la chose sans figure, que les plus intelligents de la terre perdirent tout souvenir vrai et certain du monde primitif; ce qui en surnagea leur parut absurde, impossible, et comme n’ayant jamais été réellement matériel. Les origines furent perdues, les documents de la création de l’homme furent gardés par l’Esprit et scellés de sept sceaux dans la bouche de l’homme, pour être révélés aux hommes par celui qui les a formés, pour sa gloire, et s’est caché d’eux, un certain temps, pour leur confusion.

Les ancêtres

La Parole a conservé dans son sein les témoignages évidents des diverses époques qui ont précédé la venue de l’homme sur la terre. Dans le mot ancêtres formé de anc-être, ance vaut ancien. Les ancêtres sont donc d’anciens êtres, des êtres qui n’existent plus. C’est pourquoi il est impossible de voir un ancêtre parmi les vivants ; les morts sont mis au rang des ancêtres. Le chef des ancêtres est le diable et la mort est son empire, les morts lui appartiennent donc. Ceux qui pressentent et craignent la mort sont déjà morts, et c’est pourquoi Jésus dit : Laisse les morts enterrer les morts. Celui qui croit en moi ne mourra point. Les douze Apôtres croyaient en Jésus et ils ne sont pas morts, car l’Évangile ne cite que deux apôtres qui meurent : Judas et Jacques, ils sont remplacés par Mathias et Paul qui prend de lui-même le titre d’Apôtre. Comme il est interdit d’ajouter aux écrits du Nouveau Testament, nous devons considérer Jésus comme ressuscité et les Apôtres comme toujours vivants. Jésus est tout homme qui connaît la vérité et est le Fils de Dieu; les Apôtres et Jésus ne font qu’un, selon sa demande à Dieu son père : Je suis en vous, vous êtes en moi ; je suis le cep, vous êtes les sarments, hors de moi vous ne pouvez rien produire.

Ainsi l’homme ne peut mourir, car l’homme c’est l’humanité tout entière; la mort du corps animal n’affecte point le corps spirituel. Le culte des morts ou des ancêtres est le culte du diable; le culte de l’homme vivant est le culte du Dieu vivant. Les démons, les esprits des ancêtres, détestent l’homme vivant, comme l’homme vrai déteste les cadavres et les a en horreur.

Les premiers ancêtres sont les anges et les démons; ces trois mots : ange, ancêtre, démon n’ont point de féminin, car leur sexe n’était point encore parfaitement déterminé. Après eux vinrent les prêtres qui étaient animalement dans toute leur perfection puisqu’il y a des prêtresses, et le grand-prêtre qui était le diable, avait aussi ses diablesses, lesquelles étaient fort méprisées.

Cependant les premières mères qui sauvèrent leurs petits furent prises en grande considération ; on les appela : Mères de Dieu et Reines des Anges.

Le mot raine désigne la grenouille : la première reine. Le diable sur l’arène se tenait aussi sur la raine ou la reine. La première raine qui enfanta fut appelée raine ou reine-mère. Dans la Fable on lui donne le nom de Cybèle et elle sauve de la voracité de Saturne, son mâle, le premier dieu né du sein d’une mère. La Fable nous dit aussi que ses prêtres, ce qui doit s’entendre de ses parents, l’aidèrent à cacher son enfant. On voit donc, par la Fable, que les prêtres sont plus anciens que Jupiter ; le plus grand des dieux, étant le premier dieu accompli. Ces raines-mères sont mères de Dieu et grand-mères de l’homme qui est le Fils de Dieu; elles furent donc aussi les premières grammaires ; car les premières, elles enseignèrent à parler à leurs petits, ce qui jusqu’alors avait été inutile. Les premiers êtres apprenaient à parler tout naturellement.

Di et dé que l’on trouve dans diable, dans Dieu et dans déité et deo sont les premiers noms des dieux. En italien, le mot diable se dit : Di-avolo ou diavolo. Avolo vaut aïeul ou ancêtre, père, grand-père. Par conséquent Diavolo signifie exactement Dieu-aïeul ou père de Dieu Père en Dieu. Le nom de Père en Dieu ou Père de Dieu, convient donc aux princes des prêtres, et c’est un titre très juste, un des plus grands honneurs des évêques.

Vois-le, dis à vau-l’eau. Vois le diavolo, ce mot est aussi français et nous voyons qu’il s’en allait à vau-l’eau, loin des bords, car les hommes lui firent une guerre d’extermination, et c’est pour le venger, ce vieux père assassin, que l’Éternel-Dieu lui a soumis la terre pour un certain temps. On voit que nous ne devons pas avoir le diable en mépris, mais nous ne devons pas le craindre ; on doit lui résister et on ne doit pas saluer les prêtres. L’Éternel-Dieu n’a donc créé que deux êtres humains, doués de la parole : le diable et l’homme, Satan et Jésus. Or, dans la Bible, l’Éternel-Dieu qui est le créateur du diable et de l’homme, n’adresse la parole qu’au serpent qui a séduit Ève, ce serpent est le diable ; il parle aussi avec une cer-taine mansuétude à Satan, dans le livre de Job, où il lui livre l’homme pour un temps. Partout ailleurs la parole de l’Éternel n’est adressée qu’à l’homme : il ne parle point aux anges.

L’Éternel-Dieu prit donc le nom de Jupiter ou Jéhovah pour se faire connaître à ses enfants, et ce premier des dieux fut l’ancêtre Saturne ou le diable. Dans le mot fidéi-commissaire, nous lisons Fils-déi-commissaire, ce qui veut dire que le Fils de Dieu est sur la terre le véritable commissaire ou envoyé; ce Fils de Dieu, c’est celui que Pilate montra aux Juifs en disant : Voici l’homme. Ainsi, ô homme, tu es le fidéi commissaire de Dieu et ton fidéi-commis, les biens dont tu dois compte à tous les hommes et à tes survivants, ce sont les richesses que tu as reçues de Dieu et de tes parents, les biens de la terre et les biens de l’esprit.

Le mot Dieu dit exactement : De yeu : ton œil. Dieu, c’est ton œil ; si tu ne crois pas en Dieu, tu ne crois pas en ton œil spirituel. Celui qui ne voit pas Dieu est un aveugle qui ne voit pas d’yeu. Les premiers dieux étaient d’yeux infâmes et d’yeux méchants, le Dieu bon est d’yeu bon. Cherche Dieu dans l’œil de ton frère, tu te verras en lui et ainsi tu verras Dieu et d’yeu face à face.

Le roi

Le premier roi fut celui qui marcha de roi ou en roi, droit. Le roi était le droit, sa volonté faisait la loi sur les dieux, ses pères et ses aïeux. Les dieux eurent à souffrir mille persécutions des rois, et c’est pourquoi dans la Bible les rois sont menacés de la colère de Dieu : Il transpercera les rois au jour de sa colère. C’est son Fils unique, l’homme, qui est chargé d’exercer cette vengeance. Or, tous les hommes marchent droit, ils sont donc tous rois. S’ils sont tous rois, il n’y a plus de roi possible parmi les rois, ce ne serait jamais que le premier parmi les hommes, ses frères.

L’Évangile dit : Tu nous as faits rois et sacrificateurs et nous régnerons sur la terre. Dieu, par la Parole, nous fait tous rois et, comme il habite en nous, nous le nourrissons des biens qu’il nous donne étant ainsi sacrificateurs, selon l’ordre de Melchisédec.

Le roi ou l’homme est le chef-d’œuvre de la création, il est la splendeur du Père, car le dieu s’est épanoui dans l’homme, Dieu s’est fait homme. Le dieu, père de l’homme, était encore imparfait; Dieu est infini, il n’était pas fini ou achevé, mais dans l’homme marchant droit de corps et d’esprit, il atteint son parfait développement.

Combien une vérité aussi évidente doit-elle nous inspirer de profond respect pour notre personne, et pour la personne de tout homme dans lequel nous devons voir le temple du Dieu vivant, s’il connaît la vérité et la confesse; et le temple du dieu mort qui est le diable, s’il ne veut pas la connaître, s’il ne cherche pas la vérité ; ou si la connaissant, il la combat. Mais l’homme qui porte en lui l’esprit du diable, ne nous est pas en abomination ; nous avons pour l’homme d’abord et pour Satan ensuite la haute considération qui est due à un être humain et à l’esprit du grand-père Satan l’ancien serpent, qui a séduit toute la terre.

L’homme

Le mot homme est formé de : on meut, on me. On valut d’abord : ici, en ce lieu. Ce mot on est neutre, il se dit de l’homme en général. Il signifie aussi le nombre Un. Le pronom on se rend, en italien, par Uno = un. Ainsi dans ce pronom on, est la parfaite unité de l’homme. Il comprend la femme et les enfants, les morts et les vivants. Avant qu’on fût sur la terre, on vivait dans les eaux. Avant qu’on fût sexué, on était sans sexe. Ainsi dans la Parole vivante comme dans l’Évangile, il n’y a en Jésus-Christ ni homme ni femme. Toutefois la femme est comprise avec l’homme, ainsi que l’humanité.

Partout dans la langue française, on peut remplacer on me par homme : On me parle, homme parle. On me regarde, homme regarde. On m’ennuie, homme ennuie. L’on me cherche, l’homme cherche. L’on m’a trahi, l’homme a trahi. L’on m’est adverse, l’homme est adverse. L’on meut, ce approche, l’homme s’approche.

Ainsi le mot homme existait dans notre langue bien avant que les sexes fussent formés. Alors que les anges les plus anciens, les archanges, vivaient en chair sur la terre. L’homme est donc plus ancien que les Titans, que l’empereur, que Saturne, que les prêtres, plus ancien que les dieux de l’Olympe, c’est pourquoi le Fils de l’homme s’asseoit dans le ciel à la droite de Dieu, au-dessus des anges, des puissances et des principautés. Il prend sans orgueil et sans fatuité la place que l’Éternel-Dieu lui a assignée, à Lui qui est le commencement de la créature de Dieu, et qui porte en sa main l’Étoile du matin. Je te remercie, ô mon père, de la gloire que j’ai eue auprès de toi, avant que le monde fût !

L’antéchrist

On sait que l’Antéchrist doit venir avant le retour du Seigneur Jésus et qu’il doit séduire toute la terre. Mille fois pour une, il a été démontré que le Pape est l’Antéchrist, non seulement lui, mais tous les prêtres de toutes les religions. Antéchrist signifie avant le Christ, qui est antérieur ; et aussi opposé, comme dans antagoniste. Or, le diable est bien antérieur à l’homme, avec lequel il fut toujours en guerre. De ce temps, le proverbe : il vaut mieux tuer le diable que le diable vous tue. Christ étant l’homme, a pour ennemi et plus ancien que lui l’Antéchrist ou le diable, dont il doit détruire la puissance spirituelle, comme nous avons détruit le diable matériellement.

L’homme est Fils de Dieu; il ne peut obéir au prêtre, ni au pape qui n’est pas Fils de Dieu, mais seulement le dernier des serviteurs, le serviteur des serviteurs. C’est bien aussi ce qu’est Satan ; Satan ne persécute Job qu’avec l’approbation de l’Éternel-Dieu.

Le mot patriarche qui désigne le grand-prêtre en Orient, signifie grand-père, archi-père. Le diable étant notre grand-père, le patriarche est aussi le diable, un antéchrist.

Déjà du temps des Apôtres, il y avait plusieurs antéchrists, ainsi que l’écrit Jean. Il cite dans son Apocalypse l’église de Pergame où Satan a son trône et où il habite, y tenant la doctrine de Balaam. Il devait y avoir là un éloquent pasteur, un pieux personnage, maîtrisant les disciples et leur imposant son autorité.

Tout homme revêtu d’un caractère spirituel, ayant le pouvoir de bénir à l’exception des autres hommes, ayant un temple, une église, une synagogue, où il pérore seul, où il monte en chaire et en chair, revêtu d’habits le désignant au respect d’hommes inférieurs à lui, est un antéchrist. Jésus était le premier parmi ses disciples, qu’il appelait ses frères. Les disciples du Seigneur sont tous frères et si leurs talents sont différents, le premier est comme le dernier à la vue des hommes.

Ce n’est pas que les églises qui ont eu des pasteurs revêtus d’un caractère sacré, soient rejetées de Jésus dans le passé, mais elles le sont dans l’avenir; car c’est à toutes les manifestations religieuses qui classent les hommes en catégories différentes et ennemies, qu’il est écrit : Je te vomirai de ma bouche. La science de Dieu sera enseignée par tout homme et en tous lieux. Le livre sera le vrai maître.

Mais la personnification la plus absolue de l’Antéchrist se trouve dans l’Église romaine : pour le démontrer, nous rappellerons que le diable est l’ennemi qui vient tenter Jésus au désert. Le diable ou Saturne est notre grand-père. C’est la grenouille primordiale dans son entier développement. C’est le prêtre. Ainsi que Saturne, le prêtre dévore son propre enfant. Dans le sacrifice de la messe, il crée un enfant, un agneau de Dieu, et l’offre en nourriture au Dieu qui dévorait ses enfants, le diable, dont nous portons tous l’esprit en nous, lequel nous commande ou bien que nous tenons enchaîné dans l’abîme.

Les prêtres étaient les pères de l’Église, car ils avaient créé dans leur premier état des grenouilles ordinaires. L’Église donne donc au prêtre le nom de père et tous les fidèles (fils d’èle = fils de l’eau) sont ses enfants. Mais chaque diable en particulier serait bien embarrassé pour dire : Celui-ci est mon fils ou celle-là est ma fille. Du même les enfants ou les laïques, ainsi que les prêtres inférieurs, ne peuvent dire : Celui-ci est mon père, celle-là est ma mère. Les grenouilles naissaient dans le frai et regardaient comme leurs pères et mères ceux qui par l’âge pouvaient prétendre à cet honneur.

Le mot église = aigue élise = eau choisie ou Olympe. Le mot maison désigna aussi des loges ou des eaux-mères. On appelait eaux-mères, églises-mères, maisons-mères, les endroits où les animaux antiques s’accouplaient et lâchaient leur frai, c’était donc là que naissaient les petits. Au printemps, les grenouilles s’appellent de loin et elles fraient dans les eaux claires et tranquilles, aujourd’hui comme autrefois.

Quant au véritable Antéchrist annoncé par Paul comme l’homme de péché, ce méchant que le Seigneur détruira par le souffle de sa bouche, c’est-à-dire par la parole de l’homme; cet impie qui doit mettre dans l’Église l’abomination de la désolation, c’est le pape. L’abomination de la désolation, c’est l’acte le plus abominable du monde primitif, c’est Saturne ou le diable dévorant. Ce premier animal mangeait la chair et buvait le sang et comme il était méchant, les mères lui offraient elles-mêmes leurs petits ou laissaient qu’on les lui offrît. Ces gros animaux qui mangeaient les grenouilles plus faibles, dévoraient avec la même componction les petits sortis de la mère. C’est là l’origine des sacrifices humains et les païens offraient des hommes en sacrifice à Saturne. Or, si l’on mange les enfants, la terre cessera d’être habitée, ce sera la désolation. Il n’y a rien qui nous offense à un plus haut degré que celui qui brave notre défense ouvertement, en affirmant pieusement qu’il fait exactement ce que nous lui avons commandé.

Le prêtre affirme que Dieu lui a commandé de lui sacrifier son fils unique chaque matin. Le contraire est affirmé dans l’Écriture. Mais voyons comment c’est la répétition de la Cène du Seigneur Jésus. La Cène a lieu le soir, à la suite d’un banquet. La messe se dit le matin et se prend à jeun. Le lieu est une chambre haute, le prêtre dit la messe plus volontiers dans les souterrains.

C’est pendant que les Apôtres mangent qu’il fait la petite cérémonie; il est interdit de manger à l’Église. Jésus dit : Prenez et mangez. Le prêtre dit : Ne prenez pas, ne mangez pas. Avalez, sans mâcher. Les Apôtres étaient assis à une même table avec Jésus ; le prêtre a sa table à lui et les bas morceaux qu’il donne ne sont pris que par des inférieurs à genoux devant lui. Jésus dit de la coupe pleine de vin : Buvez-en tous. Le prêtre dit : Je vous interdis d’en boire; le vin c’est pour moi. Et cela parce que Saturne aspirait le sang de ses victimes et donnait seulement les débris après qu’il était rassasié. Jésus veut seulement dire : Faites mémoire de moi dans vos repas et dans vos festins; appelez-moi auprès de vous dans vos joies. Il n’y a là nulle trace de sacrifice et Jean y attache si peu d’importance qu’il n’en parle pas.

Dans la messe, on ne sacrifie pas un homme, car il aurait quelques fois apparu sur l’autel, c’est un enfant que l’on égorge et dévore ; nombreux sont les miracles où l’on a vu apparaître sur l’autel aux lieu et place de l’hostie. Quant au seigneur Jésus, le prêtre ne pouvant poser la main sur lui pour le mettre à mort une seconde fois, il le crucifie en effigie.

L’explication de l’Apocalypse que nous donnerons un jour, si le Maître le permet, expliquera ces choses avec beaucoup plus d’extension et de clarté ; mais dès à présent nous en avons assez dit : la marque de la bête, au front et à la main droite, c’est la droite sur le front, ou le signe de la croix, c’est toute marque extérieure de culte. Réfléchis, ô homme ! à la Puissance de Celui qui a caché à l’homme sa naissance et sache qu’il est écrit : si quelqu’un adore la bête ou son image, et s’il en prend la marque au front ou à la main, il boira du vin de la colère de Dieu et sera tourmenté dans le feu et le soufre en présence des saints Anges et de l’Agneau.

Sois donc un homme, tu es la perfection de Dieu, son œuvre sublime, son instrument, son Fils unique. Rien n’est au-dessus de toi dans les cieux et sur la terre, que l’esprit de l’Éternel qui t’a créé et dont tu es le temple. Sois donc parfait, obéis à la parole, à l’homme qui a droit de te commander, car c’est obéir à Dieu; mais n’accepte aucun ordre en ce qui concerne ton esprit.

Le règne de Dieu

Le règne de Dieu est le règne de l’esprit qui se manifeste par la parole. Quand la parole gouvernera la terre, le règne de Dieu sera venu. Il est à remarquer que ce fut toujours la parole qui gouverna; les plus puissants potentats ont dû eux-mêmes être soumis aux lois. Ainsi que le dit Jésus : Tout pouvoir m’est donné dans les cieux et sur la terre. La parole a donc toujours le dessus. Or, comme la parole est Dieu, les maîtres de la terre l’ont gouvernée au nom de Dieu. Satan tient le pouvoir et la place de Dieu, mais il commande en son nom. Toutefois il est l’usurpateur, il n’est pas l’héritier de la terre et on le reconnaît à ce qu’il tient enchaîné celui au nom de qui il commande. Le prêtre et l’empereur commandent au nom de la parole ou de Dieu, mais ils tiennent la parole elle-même enchaînée autant qu’il est en leur pouvoir sur leurs croix infâmes. Ne pouvant plus mettre à mort le Seigneur, ils le crucifient chaque jour en effigie ; et en réalité, dans l’infâme sacrifice où ils osent offrir à un père son enfant qu’ils viennent d’égorger et que leur Dieu, le diable, accueille avec une satisfaction de bête gloutonne. Nous savons que Dieu n’habite pas dans les temples bâtis par la main des hommes. Dans l’Évangile, les Apôtres ne construisent aucune église.

Quelle est donc la marque du règne de Dieu? c’est la liberté absolue de la parole et des écrits, tant que le méchant ne s’en sert pas pour appeler à la violence, à l’assassinat, à la guerre fratricide des peuples.

Dans le royaume de Dieu, le roi est homme de Dieu; tout homme est roi dans ce royaume et nul n’a le pouvoir de lui imposer d’autres lois que celles qu’il accepte par lui-même ou par ses représentants, ses mandataires. La liberté de la parole est l’indice du règne de Dieu ; or, où des bandes sauvages s’organisent contre des hommes qui parlent, lorsque la violence et la force veulent prévaloir sur le droit et l’Esprit, Satan et ses hordes infernales sont encore puissants.

Quand les Saints du Souverain auxquels sont promis les royaumes de la terre auront obtenu le pouvoir, ils s’organiseront immédiatement de telle sorte qu’un royaume ou une nation ne pourra entrer en guerre avec un autre royaume ou nation ; pas plus qu’un département français ne peut déclarer la guerre à un autre département. Pour cela les nations seront brisées comme les vases d’un potier; il n’y aura nulle part de royaume déterminé, comme il n’y aura plus en France de provinces ennemies. Le royaume de Dieu est donc déjà venu, les difficultés sont déjà soumises à l’arbitrage par les nations chéries de Dieu; mais les nations maudites font appel à la violence. Le règne de Dieu s’épanouira-t-il bientôt? La septième trompette, indice d’un troisième et grand malheur a sonné ; peut-être et cela semble certain que les peuples n’accueilleront les vérités éclatantes de l’Éternel-Dieu que lorsqu’une dernière fois elles auront été fouettées jusqu’au sang.

Dans le règne de Dieu, il n’y aura ni temples, ni églises, ni mosquées, ni synagogues; nul homme n’aura pour fonction d’apprendre à connaître Dieu, car la terre sera remplie de sa connaissance et tout homme de bien parlera de Lui et de ses martyrs, ses saints, ses élus, à propos et hors de propos.

Tous les Fils de Dieu aimeront leur père et s’entretiendront de lui et de ses merveilles, nul n’ira demander pardon de prétendus péchés à Satan, car voici, Dieu a déjà pardonné tous les péchés des hommes. Il n’y a plus de péché pour les Fils de Dieu, c’est seulement l’apanage des enfants du diable. Les Fils de Dieu peuvent bien enfreindre les justes lois humaines, mais leurs délits ne sont pas des péchés ; ils ont à répondre devant les hommes. Dieu ne les accuse pas.

Les mystères dévoilés

Les prêtres catholiques affirment trois mystères : l’incarnation, la rédemption et la trinité. Deux de ces mots ne sont pas dans l’Évangile, ce sont donc des paroles oiseuses qui viennent du malin, le diable.

L’Évangile ne dit nulle part que Jésus soit né d’une pucelle, parole contre laquelle tous les esprits de dieu qui sont en l’homme protesteraient. L’Évangile raconte une séduction dans laquelle l’ange ou l’homme, agissant plus ou moins consciemment, contribue à l’accomplissement d’une prophétie : Voici, une vierge sera enceinte… Mais c’est la fonction des vierges de devenir enceintes : la vierge est la fille-mère. Il n’y a que deux mères : la reine-mère ou la raine mère qui est la grand-mère de l’homme étant la mère de Dieu ou de Jupiter ; c’est la raine ou la reine des Anges, la femelle du diable qui dévorait et dévore ses enfants, c’est Cybèle, dans la Fable.

Cybèle sauva donc Jupiter qui est le père des dieux et des hommes, comme Jéhovah dans la Bible est le créateur de l’homme et le Dieu des dieux.

Aussi bien dans la Bible que dans la Fable, on ne voit point qui est la mère du premier homme ou du premier roi. Junon n’est mère ni de roi ni d’homme. La mère du premier roi ou du premier homme fut une déesse qui n’était point épouse, ce fut donc une fille-mère. Jésus étant l’homme éternel devait avoir pour mère une fille-mère et cependant une épouse, une femme, car le fils de l’homme est né de la femme (Galates, 4).

L’Ange ne quitte Marie qu’après qu’elle s’est soumise en disant : Me voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait… L’ombre du Saint-Esprit, c’est l’homme. Si Jésus n’avait pas eu un homme pour père, il n’aurait pas été fait semblable aux autres hommes et comment, Lui, la Vérité, aurait-il pu dire en parlant de soi : Le Fils de l’homme? s’il n’était pas Fils de l’homme animal, comme il est Fils de Dieu spirituellement. C’est pourquoi dans l’Évangile Jésus ne donne point à celle dont il est né le nom de mère : il l’appelle femme, car le fils de l’homme est né de la femme; mais l’homme est né de Dieu seul. La première mère de l’homme fut une fille-mère.

Les ignorants pourront trouver mauvais que nous mettions en comparaison l’Écriture sainte et la Fable, la vérité et l’erreur. Mais Paul loue déjà les Grecs de ce qu’ils ont écrit : Nous sommes de la race de Dieu. Le Dies iræ que chantent les démons de l’enfer dit qu’au jour du jugement David et la sybille seront témoins. Relisez vos chants, démons, et tremblez, le jour du jugement est venu. La voix du fils de l’homme gouverne désormais sur la terre.

La rédemption

Les hommes ayant fait la guerre aux dieux et les ayant forcés à disparaître de la terre, l’Éternel qui soumet les vivants à l’esprit des morts, soumit les hommes à l’esprit du diable qui est le vrai mort, car le Dieu, père de l’homme, vit en son fils qui est l’image de Dieu son père ; mais nous ne sommes pas faits à l’image du diable qui n’avait pas de nombril, et seulement vingt dents, avec la ressemblance frappante de la grenouille.

L’homme ayant chassé le diable animal de la terre, devait chasser le diable esprit du ciel et pour cela il fallait que l’homme mourût, non pas un homme, mais toute l’humanité. Or, là est un vrai mystère que nous éclaircissons : toute l’humanité était en Jésus et les démons, prêtres et soldats, l’ayant fait mourir injustement ; comme les ancêtres avaient été injustement mis à mort par l’homme, le péché ancien est pardonné et Jésus étant monté au ciel y combat contre la puissance des ténèbres, assis à la droite de Dieu jusqu’à ce que tous ses ennemis, qui sont les ennemis de l’homme, soient réduits à lui servir de marchepied; c’est-à-dire que le pouvoir que les prêtres ont exercé sera la preuve évidente du pouvoir de Dieu.

Jésus s’est offert en sacrifice, mais il ne s’est point sacrifié et il n’a point été sacrifié. Pour qu’il eût été sacrifié, il aurait fallu qu’un prêtre l’égorgeât. Il n’y a que le prêtre qui sacrifie. Dans le sacrifice, la victime est dévorée par le Dieu à qui elle est offerte. Il la dévore en la personne du sacrificateur qui se nourrit du sacrifice. Or le père de Jésus, Dieu le père, ne pouvait manger son propre fils et même il l’abandonne avant qu’il soit mort. Aucun prêtre n’est présent pour dévorer le sacrifice même.

Il y a bien un monstre qui dévore ses enfants, l’être qu’il a créé, comme le prêtre dans la messe dévore l’agneau de Dieu qu’il crée; ce monstre, c’est Saturne ou le diable et c’est son caractère principal qui fait reconnaître son identité dans l’Apocalypse, où le dragon se tient devant la femme qui est dans les douleurs de l’enfantement, pour dévorer son enfant aussitôt mis au monde.

Quant au mystère de la Trinité, insoluble pour l’esprit de l’homme, nous le copions exactement dans l’ouvrage que nous annonçons : La Science de Dieu ou la Création de l’homme.

Ces trois-là sont un

Le Saint-Esprit ou l’Esprit saint

Notre langue nous dit que le Saint-Esprit est le ceint esprit, et que l’Esprit Saint est l’esprit ceint, sain et sein. C’est aussi un seing, soit une signature ou un sceau, scellé ou illisible pour les hommes jusqu’à ce jour. C’est encore l’esprit trois fois ceint et trois fois saint; le sein des seins et le Saint des saints.

Ce furent les souffrances sexuelles qui poussèrent les premiers ancêtres à parler. Le sein fut donc l’inspira-teur animal de la parole et le moteur dont se servit l’Éternel, l’Esprit de la nature, pour se communiquer à la chair. Ce qui est spirituel a d’abord été animal (I Cor. XV, 46). Le mot esprit dit : ai ce pris. L’ancêtre bon et généreux offrait à ce cri avec ses quatre membres ou quatre animaux (Ézéchiel, ch. I et Apoc., ch. IV) qui avaient alors de l’esprit jusqu’au bout des doigts. Il appelait par le même impératif vers son sexe, esse pris, quand il en sentait les feux, et le sexe est cette cinquième roue ou membre de la gloire de l’Éternel qui paraît devant les quatre faces (Ézéchiel, I, 15). La gloire de l’Éternel, c’est le corps humain décrit avec un esprit surhumain aux chapitres ci-dessus cités.

À cette époque, qui se termine avec la puissance animale du diable ou Saturne sur la terre, les bons et les méchants, comme aujourd’hui, vivaient ensemble. Il y avait donc l’esprit du bien et le Saint-Esprit, le premier esprit, l’esprit de vérité; et l’esprit du mal ou le malin esprit, l’esprit de rébellion, le refus d’obéissance réciproque, l’esprit de mensonge et de tromperie sanguinaire. Ce dernier esprit a été rejeté hors du mystère divin et n’a pas sa place légitime dans le ciel : il rampe sur la terre. Nous l’examinerons plus loin.

Dès le commencement la parole existait donc comme aujourd’hui, tous les mots essentiels furent formés dès la première création. Les appellations de père et de fils étaient en usage, cependant le vrai Père et le vrai Fils, nés tous les deux du sein d’une mère, n’étaient pas encore venus en chair. Toutefois ils existaient spirituellement dans l’esprit de l’Éternel ou le Saint-Esprit. Ce dernier, animalement manifesté avec le sexe, contenait donc le Père et le Fils.

Dieu, le Père

Dieu, le Père, fut animalement le premier être parlant qui naquit du sein d’une mère. Cet aïeul, né de la Reine des cieux ou Mère de Dieu, avait animalement le diable ou Saturne pour père. Ce fut un dieu marin, marchant à quatre pattes, mais aussi un habitant de la terre vers laquelle l’ancêtre tendait de plus en plus. C’est cet animal qui fut le père de l’homme, lequel homme est semblable à ce père dans les premières années de sa vie, puisqu’il rampe et marche à quatre pattes. Or, de même que chaque individu est l’image de ce qu’il était enfant, l’homme est l’image de Dieu; de Dieu, le père. Ce dieu animal étant disparu, n’est plus qu’un pur esprit. Dieu est esprit. Or, le vrai Père qui est l’Esprit de l’Éternel, a pris le nom de ce père animal de l’homme pour se faire connaître à l’humanité qu’il a créée. Dieu, le père, étant esprit, se confond nécessairement avec le Saint-Esprit et avec la Parole et le Fils. Par conséquent, bien que le Père ne soit ni le Fils ni le Saint-Esprit, il comprend cependant en soi l’un et l’autre.

La Parole ou le Fils

Le Fils de Dieu ou la Parole est animalement l’homme que nous pouvons voir de nos yeux et toucher de nos mains, soit en nous regardant nous-mêmes ou en considérant tout autre homme. Mais le vrai Fils de Dieu invisible, la création de l’Esprit de l’Éternel, c’est la parole. La parole frappe notre oreille et notre organisme sert à la manifester. Le Fils ou la Parole diffère donc du Père et du Saint-Esprit, en ce qu’il en est la manifestation sensible à l’homme animal. Dieu est en vous (II Jean, 4, 5, 16), Christ est en vous (Cor., I, 27). Vous êtes le temple du Saint-Esprit (I. Cor., v, 19). Le Père et le Saint-Esprit se trouvent donc bien ensemble, par la parole, dans l’homme ou le Fils de Dieu, où les trois ne font qu’un ; dans l’homme qui a l’esprit sain ou l’Esprit Saint. Celui qui rejette l’Évangile ou accepte une autre autorité, n’a pas l’esprit sain et, par conséquent, n’a point le Saint-Esprit; ce n’est pas un Fils de Dieu, c’est un enfant du diable ; spirituellement un être sans nombril, né du frai, et qui doit naître de nouveau pour comprendre Dieu.

Le verbe

Nous allons examiner ce grand mystère donné aux hommes par l’Esprit de l’Éternel sous un autre jour, plus tangible et non moins vrai et certain.

L’Évangile donne au Seigneur Jésus le nom de la Parole ou le Verbe. Tout le Nouveau Testament est l’annonce de la parole qui doit gouverner la terre. Le verbe est bien le créateur de la parole et ne fait qu’un avec elle. Le verbe comprend tous les mots passés, présents ou futurs, puisque tout mot s’analyse par la forme verbale au présent et à l’impératif. Chacun sait que le verbe est un. Le verbe être, par exemple, est bien un seul verbe. C’est même le verbe par excellence. C’est l’Être. Il est toujours lui-même, au passé, au présent et au futur. Or, dans le verbe, il y a bien trois personnes : celle qui parle, celle à qui on parle et celle dont on parle. Nous avons donc là en entier, et pour ainsi dire tangible, le mystère de Dieu, de l’Être en qui les trois ne font qu’un. Si je dis en moi : Je suis content, c’est la première personne qui parle de moi à moi. Les trois personnes ainsi réunies dans la première. Si je me dis : Tu es heureux, je parle encore de moi à moi ; les trois personnes se trouvent ensemble dans la seconde qui est en moi. Enfin dans : Pierre est heureux; mon âme est satisfaite, je parle à moi-même d’une troisième personne qui est en moi. La troisième comprend ainsi les deux premières : C’est Pierre qui parle en moi de Pierre à Pierre. Tout ce que l’esprit peut dire au moyen de la parole humaine aux hommes, il le prépare d’abord lui-même en l’esprit d’un seul homme où le père et le fils s’entretiennent ensemble de l’esprit, car les mots sont des esprits, des personnes. Ils forment dans leur ensemble la troisième personne du verbe, celle dont on parle. Le mot table, par exemple, n’est pas l’objet ordinaire ainsi nommé, mais l’âme de l’ancêtre créateur du mot.

Les deux premières personnes, celle qui parle et celle à qui on parle sont donc tour à tour le Père et le Fils, ainsi qu’on peut le lire dans la Bible : Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui ! (Ps. II, 7). Mon Père, l’heure est venue, glorifie ton Fils (Jean, XVII, 1). Le Père et le Fils sont donc tour à tour la première et la seconde personne, car tour à tour le Père parle au Fils et le Fils parle au Père. Or, c’est là qu’on peut admirer la sagesse infinie des Livres Saints. Nulle part il n’est question de priorité, de première, seconde ou troisième personne dans la Bible. Il n’y est pas non plus question de trois personnes. Quant au Saint-Esprit, il ne prend nulle part la parole ; il ne parle point par soi-même (Jean, XVI, 13). Nous en savons la raison. L’esprit fait parler (Actes, II, 4). Si un esprit parle, ce n’est plus le Saint-Esprit, c’est un esprit de Dieu, un ange ou un démon, un esprit de l’Éternel, ou l’Éternel. Je suis l’Éternel, c’est là mon nom (Ésaïe, XLII, 8).

La parole est toujours la même, soit que l’on parle en son propre nom à une seule personne, ou au nom d’une foule à une multitude, ou encore que l’on parle en soi-même. L’on ne peut rien dire à un peuple que l’esprit ne se le soit dit à lui-même, en une seule personne. La parole se tient toujours le même langage, que l’homme s’entretienne seul ou que dix mille conversent ensemble.

Chaque personne comprenant les deux autres, la première personne, celle qui parle, le fait avec la même logique au pluriel qu’au singulier. La personne qui parle et agit, agit et parle au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Combien une telle vérité doit nous engager à parler avec prudence et vérité, sans se laisser cependant dominer par une crainte puérile.

C’est là que l’esprit intelligent doit demander comment le diable parlera et ce qu’il peut devenir, puisqu’il n’est ni le Père, ni avec le Fils et encore moins avec le Saint-Esprit. Le diable ou Satan et ses anges sont chassés du ciel (Apocalypse XII, 8). Satan est jeté dans l’abîme et y est enfermé ( Apocalypse, XX, 3). Cependant le diable et ses anges ont le pouvoir sur la terre, une grande puissance (Apocalypse XII, 12 ; Job, 1 et 2). Mais cette puissance et ce pouvoir sont exercés au nom de Dieu, et Satan lui-même parle et baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi toute puissance vient de Dieu, de l’Éternel-Dieu et est exercée en son nom. On sait que c’est la Bible à la main que le diable vient tenter Jésus dans le désert, et c’est avec le même livre que le Seigneur est vainqueur de la lutte. Un pouvoir qui s’établirait au nom du diable engendrerait les plus abominables actions et serait voué à une prompte et terrible destruction.

Mais alors si Satan commande au nom de Dieu, en tenant sa place sur terre, on doit lui obéir ? – Lecteur qui es un homme ; lectrice, qui es une femme ; si ta mère dans sa turpitude et son égarement te montrait, en l’absence de ton père, un autre gentilhomme, le diable, son amant, et qu’elle te demandât de l’aimer et de le servir, de lui obéir comme s’il était ton père, dont il tiendrait la place, le ferais-tu ? – Si tu le faisais, de quel œil te regarderait ton père à son retour en trouvant sa place prise dans le lit de ta mère et dans ton cœur ? N’irait-il pas trouver son ou ses fils fidèles, ne se mettrait-il pas à leur tête pour chasser hors de la maison la bête étrangère, avec la mère et les enfants indignes? C’est ainsi que Daniel et les Apôtres refusent l’obéissance aux autorités constituées et, en cela, on doit les imiter.

Les enfants qui ont été fidèles à Dieu pendant le temps de l’épreuve (Apocalypse III, 10) sont les saints et les martyrs de Jésus, tous ceux qui n’ont pas pris la marque de la bête qui est le signe de la croix et toute trace extérieure de culte.

Il y a aussi trois personnes en Satan qui portent le nom de Trinité, parole oiseuse et par conséquent du malin (Matthieu, XII, 36). Le père Satan, son premier fils et égal, le démon né du frai, et l’esprit du mal. Le diable, le démon et le malin ne font qu’un. Comme le mensonge est le propre de cette Trinité que le diable appelle Sainte, l’esprit du diable dit tenir la place de Dieu sur terre et avoir le Saint-Esprit à sa disposition ; mais c’est par les attributs que l’on connaît le personnage. Le malin esprit procède du diable et du démon, du père et du fils; tandis que l’Esprit-Saint est antérieur à toute création, étant le pur esprit de l’Éternel, comme le malin esprit en est l’esprit impur. Car l’Éternel est créateur, maître et souverain de tous les esprits. C’est pourquoi le diable conteste bien contre Dieu, mais ne peut prévaloir contre l’Esprit-Saint, contre l’Éternel, pas plus qu’en l’homme doué de raison, les mauvaises pensées ne peuvent prévaloir à toujours contre les bonnes. L’homme peut être entraîné par le mal, mais il ne peut sainement le considérer comme étant le bien. Le diable sait qu’il est le mal et qu’il ne peut gouverner les hommes que par hypocrisie. Pour cela il a créé la robe du prêtre, du moine, du magistrat et de tous les docteurs, sous laquelle le bon apôtre se fait hautement considérer des ennemis de la vérité (Thessaloniciens, II, 10, 12).

Nous avons ainsi clairement expliqué le mystère des trois qui ne sont qu’un ; c’était le mystère divin, (le mystère de Dieu (Apocalypse, X, 7), le mystère de Christ (Col., IV, 3), et le mystère de l’homme : mystère enfantin d’un côté et profond au-delà des ondes de la mer d’autre part. La lecture de tout ce qui a été écrit à ce sujet, aussi bien dans les œuvres des théologiens que dans le Nouveau Testament, convaincra les plus réfractaires, s’ils ne le sont déjà, et nul intelligent n’osera se vouer à l’opprobre des siècles futurs en combattant cette vérité, qui brille comme le soleil en toute sa splendeur.

L’Esprit de l’Éternel peut donc donner des énigmes enfantines aux enfants des hommes et s’opposer à ce qu’ils en trouvent la solution, jusqu’à ce qu’il lui plaise de la faire connaître. On voit aussi que la solution de tous les mystères donnés aux hommes se trouvent en l’homme à qui l’Esprit dit par la parole : Connais-toi toi-même. C’est en te connaissant toi-même que tu connaîtras Dieu. Quand tu sauras que tu portes en toi l’esprit de Dieu, tu ne te soumettras à nulle autorité spirituelle ; tu n’abaisseras l’esprit de Dieu qui est en toi devant nul individu, mais tu obéiras, selon les lois humaines ou tes propres conventions, à celui qui te protégera et te nourrira, de tout ton cœur. Cela faisant tu obéiras à Dieu, à la parole donnée, à tes propres engagements éclairés par la science de Dieu.

Dans sa première épître l’apôtre Jean écrit encore : L’esprit, l’eau et le sang, ces trois-là se rapportent à un. Il est clair que c’est toujours le même mystère. Or, sur la croix le Seigneur Jésus rend l’esprit et de son côté, ouvert d’un coup de lance, il sort du sang et de l’eau. L’esprit, l’eau et le sang se trouvaient donc en Jésus, et se trouvent en tout homme dont ils forment l’être parfait; car il n’y a rien dans l’homme qui ne soit esprit, eau ou sang, ou un produit de l’action de ces trois. Il en résulte une dernière preuve que le mystère insondable donné à l’homme par l’Éternel était qu’il apprît à se connaître soi-même, ce à quoi il n’a pu parvenir tant que l’Esprit de l’Éternel ne lui a pas lui-même ouvert les yeux.

Révélations (extrait)

Qu’est-ce que l’Éternel ? L’Éternel, c’est l’être nul : l’éternel n’est pas plus un être que le paternel n’est un père.

La Parole qui est Dieu n’a pas voulu que l’homme pût donner un nom ni une figure à ce qu’il ne peut ni toucher, ni voir, ni entendre, ni comprendre ; à ce qui n’a jamais été ni touché, ni vu, ni entendu, ni compris. Mais l’Être suprême ? – C’est le Soi-même suprême, c’est le Dieu qui est en nous qui parle et s’épanouit dans son royaume.

L’homme est une goule insatiable. Il possède la terre, chacun la voudrait tout entière pour soi seul. Il convoite les cieux, et désespéré de ne pouvoir se les approprier, et les emporter avec lui dans la tombe, il s’en va murmurant : Je reviendrai.

Parole, tu ne nous as pas dit le présent. À quoi reconnaît-on les bonnes religions ? – Ce sont celles où les prêtres ne prient jamais que pour connaître la vérité, et ne demandent à Dieu aucune autre chose. – Et les mauvaises ? – Celles qui n’implorent jamais leur Dieu pour connaître la vérité.

Parole, t’es-tu déjà fait connaître ? – Oui, un martyr est mort, mon nom sur son écriteau : INRI. En avant et en arrière ! Et tant d’autres qui furent sciés vivants ! torturés ! lapidés ! crucifiés ! déchirés !

Parole, qu’es-tu donc ? – Je suis Pi, la puissance, ar qui revient en arrière, ole qui marche en avant. Je suis le mouvement perpétuel et dans tous les sens. Je suis l’image des soleils, des sphères et des astres de toute nature qui se meuvent dans l’immensité, revenant en arrière, tout en marchant en avant. C’est moi la reine et la mère des hommes qui habitent les globes; c’est par moi que l’Univers connaît l’Univers. Quand je me révèle à un monde, c’est l’aurore d’un âge qui appelle tous les hommes à l’amour, à la paix, à la fraternité. Ceux qui me résistent, meurent, pleins d’épouvante et de remords. C’est que les lois vont devenir humaines, c’est la fin des lois divines. Les dieux sont passés depuis longtemps. Voici, ils sont tous devenus des hommes !

(La Grammaire logique, Révélations)

La parole et l’homme

À nous deux, camarade ; toi, ô homme, tu te dis : Je suis grand, j’ai l’intelligence, mon esprit ne connaît pas de bornes. J’ai pesé la terre et le soleil et je les ai trouvés légers. J’ai mesuré les profondeurs incommensurables de l’infini et je m’y suis trouvé à l’étroit ; je cherche à atteindre plus loin car mon esprit va au-delà. J’ai analysé l’air, l’eau ; j’ai fouillé la terre, pris possession des airs et je me suis assujetti le tonnerre de Jupiter, je l’ai discipliné et charge la foudre de faire mes commissions. Voilà ce que tu as fait ô Homme ; mais Dieu, qu’en as-tu fait? Penses-tu seulement à le remercier? Non, c’est pour toi une quantité négligeable. Il ne faut point, dis-tu, s’enquérir des causes premières. Est-ce tout? Non, tu as chassé l’Évangile de ton enseignement, tu as regardé la Bible, comme un livre de rêveries non scientifiques. Tu as tout connu, mais tu ne connais point Dieu, tu as même renoncé à le connaître, car je ne vois nulle chaire s’occuper de la recherche de Dieu, ni de la recherche de la Vérité.

Mais, moi, la Parole de Dieu qui suis en toi, et qui te donne un peu de mon esprit pour te guider ; moi seul, ai tout fait. C’est moi qui ai amené ton esprit à comprendre ma splendide création et à analyser mes merveilles. Mais pour ta honte et ton humiliation, ô savant philosophe, lumière des lumières, prince de la science, qui te crois voyant et qui es aveugle ; pour écraser sous ma puissance ton orgueil satanique, me voici, à mon tour, et c’est moi maintenant qui vais analyser ton esprit, te montrer d’où tu viens, déchirer des voiles que dans ton aveuglement tu ne supposes même pas, et te faire connaître que je suis l’Éternel et que rien ne se fait sans moi, sans mon ordre ou ma permission. Je suis la Parole qui est en toi. Dis-moi, m’as-tu analysé? Tu ne m’as pas connu, mais tu m’as crucifié et mis à mort, tu m’as tourmenté par tes infâmes argots, tes stupides langues mortes.

As-tu fait quelque chose sans la Parole? rien ! rien ! T’es-tu fait toi-même ? Non. Tu es planté là, aussi ignorant de ton origine qu’une huître de son existence. Mais quand je t’aurai prouvé que mon mystère est caché dans ta bouche ; que c’est là que j’ai scellé le livre de vie, d’après lequel doivent être jugés les vivants et les morts; que nul homme n’a compris ni la Bible, ni la Parole, ni Dieu ; ni n’a même pensé que la parole fût la puissance cachée de Dieu, le fils unique semblable au père qui est la Pensée éternelle, identique à la Parole ; quand tu auras vu qu’il n’est nulle science plus simple, plus naturelle, plus intelligible, plus à portée de l’ignorant comme du savant; comprendras-tu que je suis partout, toujours, constamment, et que nul ne peut avoir une idée nouvelle, si je ne la lui donne?

Alors, ô Homme, tu sauras que ton esprit est partie intégrante de Dieu, comme ta main est partie intégrante de ton corps; et de même que ta main doit mourir avec ton corps, ton âme est appelée à vivre avec moi, le vivant, si tu m’aimes, jusqu’aux siècles des siècles. Alors aussi tu seras entré dans vie éternelle.

Voiles, déchirez-vous

Ô merveilles de la création ! ô splendeurs de la puissance divine! Pi, toi qui es de toute éternité, par quelles mystérieuses voies tu as amené le limon de la terre à se transformer en chair; par quelle sublime progression tu as conduit la chair à comprendre l’esprit et tu as amené sur ton trône, auprès de toi, ô Dieu puissant! la boue que tu as sortie de la fange ! Tu t’es fait chair et la chair te bénit; toutes les créatures viendront et se prosterneront devant toi, la terre sera remplie de ta connaissance (Ésaïe, XI, 9). Ô Éternel, que personne de souillé n’entre dans ton temple ; c’est le saint des saints que tu ouvres à l’humanité pardonnée; pardonnée par le sang du Christ, ton bien-aimé. Ô lecteur, sanctifie-toi ; tous les mystères vont disparaître à tes yeux, tu vas pénétrer pour toujours dans le sanctuaire, où n’entrait qu’une fois l’an le grand-prêtre hébreu, tremblant et recueilli, chargé du sang des victimes (Exode, XXX, 10), ne comprenant point toutefois le profond mystère dont le second voile du temple était l’image. Entre seul aussi dans ce sanctuaire sacré : couvre-toi du sang du Christ et ne provoque point la honte de ton père, ne fais point rougir l’esprit de l’Éternel, ne fais point honte à ta mère de sa sainte nudité. Malheur à toi ! malheur à toi ! Dieu te voit et ne te pardonnera pas, si tu fais rougir Dieu d’être ton père.

Te voilà prévenu, lecteur, ce livre va devenir plus plein de nudités qu’une monstrueuse Sodome, que la plus dissolue perversion d’un infâme lupanar; car il n’est rien de caché qui ne doive venir à la lumière (Luc, VIII, 17).

Ce livre doit être lu seul, dans l’adoration et le recueillement; alors il est pur et sanctifiant, de même que l’homme qui prend un bain ne se souille point dans sa plus intime nudité ; mais sort plus pur et réconforté des eaux régénératrices; ainsi celui qui aura lu ce livre deviendra fort pour résister à toutes les puissances de la chair, en ce qu’elles ont de contraire à la volonté du Christ qui a dit : Mon fardeau est léger et mon joug est aisé (Matthieu, XI, 30).

(Le Mystère de Dieu)

La résurrection des morts

Jamais l’Écriture n’a parlé de la résurrection de la chair, mais seulement de la résurrection des morts. Les morts? ce sont les vivants à qui Jésus dit : Vous êtes morts dans vos péchés. D’autre part, les vrais morts sont les ancêtres du monde ancien, dont il ne reste plus rien sur la terre et qui, par la connaissance de la vérité, se trouvent être nous-mêmes. L’étude de la parole convainc l’esprit, avec une parfaite évidence d’avoir vécu avant que l’homme fût créé; or, si je me souviens de ces temps, je suis bien ressuscité, né de nouveau. Mais cette résurrection est de pur esprit. À la résurrection, les hommes seront comme les anges de Dieu, qui sont dans le ciel. Par conséquent, l’homme, en sa résurrection, est un pur esprit. On ne peut distinguer à l’œil celui qui est ressuscité de celui qui ne l’est pas. De deux hommes qui sont dans un champ, l’un est pris, car Dieu lui donne l’esprit qui comprend; et l’autre est laissé, car son esprit n’est pas digne de discerner ces choses, et la crainte de la mort continue à le talonner.

Dans sa première Épître aux Thessaloniciens, Paul dit à propos de la résurrection : «Nous qui vivrons et qui serons sur la terre à la venue du Seigneur, nous ne préviendrons point ceux qui seront morts. »

Il est donc aussi certain que Paul et les frères auxquels il s’adressait ne sont pas morts, qu’il est certain que les morts sont ressuscités. Les disciples du Seigneur sont matériellement morts, comme tous les autres hommes, mais spirituellement ils ont continué à vivre avec tous les hommes de bonne volonté.

«Car le Seigneur Jésus lui-même descendra du ciel dès qu’il aura donné le signal par la voix d’un archange et par la trompette de Dieu. »

L’archange est l’homme et sa bouche est la trompette de Dieu. « Ceux qui seront morts en Christ ressusciteront premièrement », c’est-à-dire que ceux qui crurent en Jésus et qui sont toujours vivants seront les premiers à comprendre les nouvelles vérités et seront, par conséquent, les premiers ressuscités.

Ensuite ceux qui vivent en chair et en esprit et ceux qui vivent comme esprits « sont enlevés tous ensemble dans les nuées, au-devant du Seigneur, en l’air, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur ». Il est clair que nos corps seraient fort malheureux, s’il fallait vivre dans les froides régions de l’atmosphère. Les nuées et l’air où nous sommes enlevés, ce sont les temps passés qui nous étaient voilés et formaient, au milieu des ères du temps, comme un nuage impénétrable à l’esprit humain. De plus la terre étant au milieu des cieux, nous y sommes avec elle.

Il est écrit : Le règne de Dieu ne viendra point avec éclat. Et ce qui semble en contradiction : Comme l’éclair sort de l’Orient et se fait voir jusqu’à l’Occident, il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme.

Le règne de Dieu ne sera parfait que lorsque ceux qui tiennent sa place sur terre, le diable et ses anges, auront disparu; mais l’avènement du règne de Jésus se répan-dra tout à coup sur la surface de la terre, aussitôt qu’il plaira à l’Esprit de l’Éternel de faire sortir l’œuvre que nous écrivons sous sa dictée, de l’obscurité dans laquelle elle a été conçue et des langues dans lesquelles elle a vécu jusqu’à présent. La Parole est souveraine sur toute la terre et la crainte du blâme universel maintient les plus méchants dans le respect de la justice. Le jour est proche où ceux qui en ont faim, seront rassasiés.

Les morts sont donc ressuscités à la venue du Seigneur Jésus qui doit juger les vivants et les morts; mais si les morts étaient ressuscités en chair, avec leurs anciens corps qui les rendraient honteux, il n’y aurait plus de morts à juger, il n’y aurait que des vivants. La résurrection des morts est donc une résurrection spirituelle et profondément vraie.

Le Jugement dernier

Un soir de juin 1883 que nous rentrions chez nous, pensif et méditant sur les révélations imprimées dans notre Grammaire logique, nous demandant s’il n’y avait point dans ces découvertes et l’accomplissement des Écritures quelque rapport, nous sentîmes tout à coup comme un homme esprit, descendant du ciel sur nous et s’incorporant à notre être. Aucune crainte ne nous vint, mais plutôt un grand sentiment de bien-être et de vie plus active. En même temps une voix intérieure, nous montant du cœur, la voix de cet esprit, nous dit clairement : Je suis Jésus ; tu juges les vivants et les morts. Nous rentrâmes promptement le cœur inondé de joie; mais bientôt nous fûmes saisi d’une véritable angoisse. Nous, homme sans considération, comment pourrions-nous remplir notre mission? Alors l’esprit nous éclaira et bientôt nous comprîmes que nous n’avions pas à juger les hommes, mais que tout homme était appelé à juger avec nous.

Nous écrivons ce qui précède pour témoigner de la vérité et de l’accomplissement des Écritures. Si nous pouvions prêter l’oreille à l’orgueil humain, il pourrait lui paraître plus avantageux d’attribuer à notre esprit la gloire de nos découvertes. Nous ne le pouvons pas, car nous ne sommes que le fidèle interprète des choses qui nous sont révélées. Au reste, nous ne demandons à qui que ce soit, d’accorder la moindre attention à notre personne, ni la moindre créance à nos paroles : Sondez les Écritures, examinez toutes choses. Appelez à votre aide toutes les lumières divines et humaines, et certainement vous arriverez à cette conviction que nous montrons l’accomplissement des Écritures, en en donnant l’explication.

Il est écrit : Ne jugez point et vous ne serez point jugés. Par une puissance merveilleuse, l’homme, que Dieu a créé pour cela, juge les vivants et les morts, tout en respectant ce commandement. Nous ne jugeons nul homme et le diable seul cherchera à juger l’homme et l’accusera devant le trône de Dieu.

Daniel, parlant de l’époque où nous sommes parvenus, écrit : En ce temps-là plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, et les autres pour des opprobres et une infamie éternelle.

Il est dit « plusieurs » car tout ce qui a vécu dans le monde disparu ne sera pas ressuscité. Il n’y aura que ceux qui seront trouvés écrits dans le livre de vie. Le reste, avec la mort et le sépulcre, sera jeté dans l’étang de feu et de soufre qui est la seconde mort. Les prêtres et les laïques étaient bien morts une première fois animalement, puisque sur la terre, il n’y a réellement que des hommes ayant tous devant Dieu le même rang. Mais tous ces êtres du monde ancien vivent spirituellement et d’une manière visible au milieu de nous. Ce sont tous ceux qui forment une caste supérieure ou inférieure à l’homme : le pape et tout ce qui lui est soumis, tout ce qui est clergé ou revêtu d’une marque honorifique quelconque ; les chrétiens, les catholiques, les protestants, les juifs, les francs-maçons, les légionnaires, les médaillés, les membrés honoraires, les religieux et religieuses de toutes catégories, les confréries, etc., etc. Tout cela qui vivait animalement avant l’homme et vit aujourd’hui d’une manière visible formant caste, doit disparaître une seconde fois et ce sera là la seconde mort.

Dans le monde nouveau, il y aura bien des riches et des pauvres, des maîtres et des serviteurs, mais chacun sera au même degré : Fils de Dieu et fils de l’homme, Roi et Souverain sacrificateur à Dieu son Père, selon l’ordre de Melchisédec.

Le monde spirituel qui est un monde de mensonge, doit donc être détruit. Or, quand la puissance du diable ou de Saturne aura été détruite, puisqu’il possède le droit d’aînesse sur Titan ou l’Empereur, la puissance impériale ou militaire tombera d’elle-même. L’idée de recourir à la force pour appuyer un droit sera tuée. Chacun acceptera le jugement des arbitres choisis pour chaque différend.

Ainsi le monde ancien, devenu le monde spirituel visible, est condamné. Les morts sont ressuscités pour être jetés tout vivants dans l’étang de feu et de soufre, qui est la seconde mort.

Les vivants, les anges de Dieu, qui sont les hommes de bonne volonté, les saints et les martyrs de Jésus qui ont lutté pour la liberté de la parole, sont appelés à posséder le royaume qui a été préparé à l’homme dès le commencement du monde.

Teste David cum Sibylla

Nous voulons sur cette feuille donner au lecteur une science qui le mette au-dessus de tous les savants et de tous les philosophes. Les plus forts ont en vain essayé de pénétrer le Mystère des origines. Or, Dieu, en nous faisant connaître ce Mystère qui témoigne de sa terrible Puissance, nous mène en avant dans un monde que n’ont point rêvé les esprits les plus audacieux. Ces derniers n’ont pas osé proposer l’extermination des prêtres et de tous les cultes. Sottement les plus avancés trouvaient qu’il en fallait pour ceci et pour cela. Mais Dieu fait de tout homme instruit par le livre de vie, un roi et un souverain sacrificateur; il le place ainsi au-dessus des prêtres les plus élevés en dignité.

Les hommes qui sont prêtres ou religieux ne peuvent guère, pensons-nous, ne pas être les premiers à reconnaître les vérités que Dieu fait publier, selon les prophéties. Le gouvernement devra se hâter de leur assurer à vie leurs émoluments, afin de les délivrer des chaînes de Satan, qui les tient par le pain quotidien.

Le Dies iræ portait autrefois : Crucis expandes vexilla. Cette absurdité a été remplacée par : Teste David cum Sibylla. Testait David comme Sibylle. Cela ne peut signifier qu’une chose, c’est que les écrits profanes apporteront leur témoignage, aussi bien que les écrits sacrés. C’est bien ce qui a lieu. Ainsi l’Esprit du Tout-Puissant a fait inscrire dans le chant catholique, par le clergé romain, la marque la plus évidente de sa condamnation. Or, puisque le paganisme apporte son témoignage, il faut bien qu’il soit aussi la vérité; car l’Esprit n’appellerait point la Sibylle, si la Sibylle devait être un faux témoin.

Le monde futur détruira aussi les éminents professeurs, les docteurs, les princes de la science et tous les grades universitaires. L’Instruction publique sera remplacée par l’Alimentation publique. Le pain du corps est autrement nécessaire que le pain de l’esprit. Ce dernier sera toujours assez bien nourri, à condition que Messieurs les savants voudront bien ne pas l’empoisonner. Il ne faut pas penser non plus que le gouvernement doive être donné aux ouvriers, aux citoyens ou aux camarades, non plus qu’aux gens du peuple : il est donné aux hommes.

Les prophéties concernant le peuple juif ont été accomplies et selon la légende du Juif errant, le dernier jugement qui se tient dès aujourd’hui finira leurs persécutions. Par leur dispersion sur toute la terre, ils témoi-gnent de la vérité des écrits de l’Ancien Testament : car ces livres contiennent leur propre condamnation et la promesse de leur rappel à Jérusalem. Les Églises chrétiennes témoignent également de l’authenticité des écrits du Nouveau Testament; car ces livres contiennent aussi leur condamnation. Il n’a pas été au pouvoir des Juifs, ni du clergé catholique, de détruire ces documents.

Les Juifs reconnaîtront bientôt qu’ils ont mis à mort le Sauveur promis, car c’est bien la Parole et l’Esprit qui les protègent. La science s’impose.

Nous avons l’explication complète de l’Apocalypse et nous ne saurions dire quelle profonde impression, quelle émotion indicible, nous avons ressentie, en voyant l’accomplissement si parfait de toutes les prophéties; gage certain que ce qui reste s’accomplira également.

Ainsi dès le temps de Daniel, Dieu voyait la carte du monde; il apercevait les quatre grands empires : Assyrie, Mèdes et Perses, Alexandre et son royaume partagé. Il voyait aussi l’Empire romain, la quatrième bête, son partage en dix royaumes, et la petite corne au milieu avec une bouche disant de grandes choses : la papauté.

Et là, à la fin déterminée, une pierre frappe la statue et elle tombe en ruine. Le Fils de l’homme s’avance sur des nuées vers l’Ancien des jours et reçoit la Puissance. Tout cela arrive à l’heure dite, non comme les hommes l’attendaient (l’attendaient-ils?), mais comme Dieu l’avait prévu. Or, tout cela n’a pu avoir lieu qu’en employant les esprits des morts à exécuter ses volontés. Après la mort, les esprits sont soumis à la volonté de Dieu; aussi bien les mauvais que les bons. Satan est aussi un serviteur de Dieu et non le moins zélé. Quand il s’agit de détruire, l’ange exterminateur est là. Et la preuve la plus évidente de tout cela est accompli ou en accomplissement final, c’est que les morts sont ressuscités. Revenons-y donc.

C’est souverainement vrai

Les livres sont ouverts, c’est souverainement vrai. Ce ouvert est, ne mens : veux air ai. Celui qui le premier réunit : souverainement vrai, disait : C’est ouvert, je ne mens pas, vois ou prends la chose en l’air. In compte ai stablement, si : souverainement vrai n’avait pas en soi signifié quelque chose, l’ensemble eût été à toujours absolument inintelligible. Toutefois, l’esprit ne se contente pas de cette première analyse. Il faut que je sache : ce qui est ouvert, pourquoi je mens pas, ce qui est soulevé en l’air. Mais alors, il faut enlever le dernier voile et présenter ce que, dans leurs études scientifiques les plus intimes, les professeurs de médecine eux-mêmes ne montrent pas. Il est donc impossible, sur cette feuille destinée à la plus grande publicité, de ne pas rester à moitié chemin dans nos démonstrations.

Les lavandières lavent en dière, l’avant-dière. Les ancêtres marins avaient naturellement le visage tourné vers la terre, ils hésitaient là longtemps avant de sortir des eaux. Rester, à l’opposé, le visage dans l’eau, c’était contraire à l’usage. C’était l’avant-dière (dière, d’hier = derrière).

Pour voir les temps passés, pour remonter au ciel, il faut se retourner en arrière. La voix éclatante qui se fait entendre à Jean dans l’île de Patmos, pattes me hausse, appelle en arrière de lui et le force à se tourner. Les dieux qui nous ont précédés sur la terre et qui étaient les premiers, se trouvent derrière nous et sont les derniers.

Un coin du voile sacré

Les consonnes dont le son se fait entendre à l’oreille sont toujours, dans leur principe, suivies d’une voyelle, aussi bien à la fin des mots que dans le corps du mot.

Ainsi pour avoir la valeur première des sons : orne, ourne, eurne, erne, irne, urne, arne, il faut après la consonne r placer la voyelle i et on obtient : orine, ourine, eurine, érine, èrine, irine, urine, arine. Ces mots ont tous, dans leur principe, eu la valeur du verbe uriner. Ore, oure, eure, ére, ère, ire, ure, are, ont également eu cette même valeur. Urez est devenu : urée. Ure a fait eurent du verbe avoir. L’origine de avoir est l’acte d’uriner. J’ai d’eau, jet d’eau. J’oure valut : j’urine, ale y ai. La finale ale de journal équivaut à la finale eaux de journaux et par conséquent ale = eau. Al y ai = j’ai de l’eau ou j’urine. J’ourine, ale y ai a formé journalier. Il n’y a rien de plus journalier que cet acte. L’Allier est une rivière dans laquelle se tenaient les alliés; ceux qui habitaient les mêmes eaux étaient alliés, ils s’alliaient ensemble.

Quel jeu ourinée ! quelle journée ! Un temps long amenait une grande urinée et ce fut la première journée. L’Orne tient son nom d’un ancêtre orinant ou urinant. Oriné est devenu par l’effacement de l’i, orné. Celui qui pouvait uriner était orné. Le premier ornement fut l’orinement. Me ure valut j’urine et est devenu mur, mûre. Les premiers qui urinèrent étaient des personnes mûres, et on urina contre les murs. Ce eau me ure, c’est de la saumure, ce au mur. Les Érinnyes de la Fable furent les premières qui urinèrent. C’étaient de petites qu’arinent, de petites carnes. Les narines, nœud arine, sont dénommées de ce qu’elles laissent couler l’eau : elles pissent.

T’ourine s’est changé en tourne. T’ourine-toi, tourne-toi. Les ancêtres pissaient partout et se glorifiaient de pouvoir envoyer leur eau sainte sur les animaux qui n’étant pas encore nés, en corps né, n’étaient pas non plus encornés, car le sexe fut la première corne, la qu’orine. Corinne prend de là son nom. On fut donc obligé, pour leur faire perdre l’habitude de lancer leur eau sur les gens, de créer le verbe tourner et aussi on se détournera d’eux.

Dis, urine, diurne. Dis, urine ale, diurnal. Ces mots qui se rapportent au jour ont la même origine que le mot jour. La première Urne fut ce qui contenait l’urine, les ancêtres étaient souvent penchés sur leur urne naissante.

Tous les cours d’eau ont leur nom d’un premier pissement. T’arines, Tarn. Arine eau. Arno, Arnaud. Me arine, me arne, Marne. Vois l’eau air, vois là, l’eau air, vois la Loire, etc.

Aussitôt que les ancêtres urinèrent, ils furent des êtres nouveaux : ils furent nés. Pour naître, quand le sexe était formé, il fallait que la vessie, qui avait une ouverture dans l’anus, se fermât à cet endroit, et cela n’arrivait pas toujours; c’était plus ou moins long, alors le sexe ne pouvait pas percer. Chacun voulait percer le plus tôt possible, autrefois comme aujourd’hui.

Quand l’ouverture anale était close, il se formait un volume d’urine qui amenait un abcès et quand cet abcès était mûr, il perçait et on était né. Pour faciliter cet acte, on se servit de silex : scie l’exe.

Ainsi naître et percer, c’était une même chose et en allemand le participe passé de naître : geboren est analogue à : gebohrt qui vaut percé.

Tous ces mots remontent à l’époque la plus pure des ancêtres, il n’y avait encore que des anges et ces paroles n’ont rien qui puisse blesser la pudeur de la plus candide lectrice. Il est d’ailleurs écrit :

Heureux celui qui ne se scandalisera point de mes paroles.

Diversités

Dis vère, sis-té. Diversité. Vère = voir, regarde. Vers le ciel. Unis vère = approche voir, univers. Unis vère, sis-té ; université. Uni vère, c’est le ; universel. Sis-té = sieds-toi. Il pleut à vère ce, à verse. Rends vère cela, renverse-la ! Qu’est le per vère, sis-té. Quelle perversité.

Connais-tu ce gros père, son âge ? – Non, ce gros perd son âge. – C’est un gros personnage. – Cet enfant est bien petit per son âge. C’est un petit personnage.

La porte se dit Thur en allemand ; ce mot a aussi désigné la porte en français. Ferme-ture, fermeture. Clos ture, clôture. Peins ture, peinture. Avant-ture, aventure. Mes aventures, mésaventures. Devant ture, mets la devanture. Vois là que ouvert ture, la couverture. Je suis à la toit ture, à la toiture. Il y avait dans les premières loges, en forme de tour, une ture ou porte dans la couverture, la toiture. Écris ture, écriture. On commença à écrire sur les portes. File à ture, un renvoi : filature. Garnis ture, garniture. Joins ture, jointure. À l’ouvert ture, à l’ouverture. Signe à ture, signature. Une marque à la porte était une signature. Vois ture voiture. On se met toujours à la porte si l’on dit : une voiture. Il résulte de cette remarque que les Allemands ont vécu en France à l’époque de leurs dieux et ils en ont gardé bon souvenir : « être heureux comme Dieu en France », est un proverbe très populaire. Le dieu allemand se nomme Gott et ce nom est bien connu dans notre langue. Bi gott, qui baise le dieu, la bigote. Gott on, goton. La goton. La goton était une déesse grenouille. Tu ergotes, Herre gott = Seigneur dieu. Le Herrgott ergotait avec nos ancêtres. Gards gote, gargote. Dans les gargotes on leur donnait quelque chose. Ale mendie, allemande ist. A le mans signifiait : au manger en notre langue. A le magne = au manger. Allemagne. Charre le magne, ramasse le manger, Charlemagne. Magne ist, fis ai = C’est du manger, vois ce que j’ai, magnifier. On peut encore entendre quelquefois : magne au lieu de mange. Or, ces mots, allemands et Allemagne, sont aussi inconnus au delà des Vosges que Deutschland et Deutschen le sont en France. Cela s’accorde donc parfaitement avec le proverbe : Er lebt wie Gott in Frankreich. Il vit comme Dieu en France. Nous parlons de temps qui se sont perdus dans la nuit des siècles. L’époque des dieux nous reporte à des millions d’années en arrière, et cela paraît présent. Il n’y a point de temps devant l’esprit de Dieu, les choses passées sont comme si elles étaient présentes. La grande quantité de mots venant du français qui sont populaires en Allemagne remontent en grande partie à l’époque des dieux. Ainsi le verbe Cojoniren est peut-être moins vil que chez nous, mais il est aussi populaire : il signifie attraper. L’étude que nous faisons pénètre dans l’âme du peuple et les mots les plus vils nous sont les plus nécessaires. Il est donc heureux pour notre instruction que le peuple ait gardé sur toute la terre l’âme qu’il a reçue de ses dieux.

Ace ou asse vaut mange. Me n’ace = ne me mange pas, tu menaces. Te n’ace = ne mange pas. Tu es tenace. Me n’acez, vous menacez. Assez valait : mangez. Le rassasié refusait avec l’esprit du mot : assez. Fais ace, fasse, face. À la gueule ace, à la glace. Ace per jeu, mange par le bout, asperge. Ace per jet, il m’a aspergé. Ace herbe, acerbe. Ace y ce t’ai, assisté. Ace homme-le, assomme-le. On assommait l’homme pour le manger. L’homme fut la plus vulgaire des grenouilles. Titan ou l’empereur en faisait une grande consommation. Par ce qui précède, il est suffisamment prouvé que ace ou asse = mange. L’asse à sein ou l’assassin venait par-derrière et, de sa gueule arrachait le sein de la victime. Comme le sein se disait aussi la vie, l’assassiné restait là sans vie. C’est ainsi que l’on commença par perdre la vie au propre, avant de la perdre au figuré. Les gens qui cherchent Dieu et ne le voient pas, ne verraient pas davantage la vie, s’ils voulaient la trouver. Dieu et la vie, c’est la même chose, puisque Jésus dit : Je suis la vie. Quant à l’assassin, dans la vie éternelle, cet abominable por-tera dans sa gueule horrible, sans pouvoir les engloutir, les parties sexuelles de sa victime. Que Satan le console, le Fils de Dieu le maudit à toujours. – Un coup d’œil assassin n’est pas un regard d’assassin. La mère allaitant son enfant trop goulu, dira avec justesse d’expression : Petit assassin, il m’assassine. Un même mot abrite des esprits différents, mais le mot n’a qu’une origine.

Vé valut bé, bec ou bouche. Son origine est v’ai = j’ai. V’ai vé, vé v’ai : vévé = bébé. Au vé j’étale, au végétal. Ainsi le végétal s’étale devant le bec des petits rampants. On vé gette = jette en bec, on végète. Au vé j’ai, te haut; au vé jette haut, aux végétaux. Te haut = toi haut, tôt, debout. Vé le hausse, y t’ai = hausse le bec, je t’ai quelque chose, et a formé : vélocité. Pour prendre au bec, il y avait vélocité.

Le vé, le vé ; lever, levait, levé. Celui à qui on demandait le vé ou le bec, levait son bec de rampant en l’air. Ce le vé, se lever? se levait. Re le vé, relevé. Ai levé, je suis élevé. Il est le à vé, il est lavé; on lavait ce que l’on offrait au bec. Entre à vé. – Je ne puis, je suis entravé. Je l’ai ce au vé, je l’ai sauvé. On sauvait son bien en l’emportant au bec. Je l’ai en le vé, je l’ai enlevé. – Tu me l’as en le vé, tu me l’as enlevé. Y me l’a sous le vé, il me l’a soulevé. Le voleur tenait sous son bec ce qu’il avait soulevé. Je l’ai sur le vé, je l’ai surlevé. Re aie vé = reprends au bec. Tu ne fais que rêver. Vé t’eus, ce t’ai ; vez-tu ce t’ai ? Vétusté. Vez = vois, prends.

Le bec est le premier vide. Le bec vide rendait avide, quand il était à vide. À vide y t’ai, à vide ist t’ai, avidité. On peut analyser : à vie dit t’ai, à vie dis t’ai, avidité. Le mot vie ainsi que vide s’appliqua à la bouche et à la chose offerte. Y l’est en vie, y fait en vie, il fait envie. L’ancêtre n’avait envie que de ce qui était en vie. Les choses mortes, les cadavres entre autres, lui faisaient horreur. La grenouille se jette sur ce qui remue, ce qui est immobile ne lui dit rien.

Tout cela est vivant et convainquant. Il n’est pas un son ni un mot dont l’origine ne puisse être démontrée plus flamboyante encore que celle de la syllabe vé ci-dessus et des mots vie et vide.

Origine des Français et des Anglais

Le son ran a désigné la grenouille, son féminin rane la désigne encore en italien. Une commune se nomme : Rennes-en-Grenouilles, ce qui démontre que rane est plus ancien que grenouille et ran est aussi avant rane. On plaça les rans en rangs. Les rans constituaient une fortune et celui qui en avait beaucoup d’arrangés, de harengs j’ai, était aussi rangé, rans j’ai. Les premiers harengs étaient donc des grenouilles à la tête triangulaire. Le cri rends fut créé pour réclamer un ran : rends-ça, ça rends, ce hareng, ça ran. Peux ran est devenu prends et l’inverse de prends étant rampe, ran peux, on voit qu’on donnait un rampant, un ran pends, à prendre. Ceux de ces rans qui prenaient le sexe, se disaient sortis des rangs et des rans, c’étaient des anoblis. Ils avaient une origine vile dont ils étaient souillés toute leur vie. On voudra bien regarder comme suffisamment prouvé que ran désigna la raine.

Le verbe faire ayant voulu manger, ce dont chacun peut facilement s’assurer, en comparant : frais, ferais; fasse, face, etc. ; il en résulte que fais ran valait : mange ce ran. Frends ou prends. Fais ran-ce, France. Un fait ran c’est, un Français. Ainsi le Français est un mangeur de grenouilles; c’est pourquoi nous n’aimons pas celui qui mange la grenouille : il prend notre bien. Ordinairement l’ancêtre se contentait d’un franc par jour; ce franc n’était ni un homme ni une pièce d’argent : c’était une grenouille : un fran ou un franc c’est, un Français. Nous nous sommes donc entre-mangés étant grenouilles. Beaucoup regrettent ce temps et ne pensent qu’à dévorer leurs frères.

Aux époques que nous retirons de la poussière des siècles insoupçonnés, la France tenait à l’Angleterre et les Anglais qui, en partie, étaient en France à l’état de grenouilles, s’enfuirent devant notre appétit et nous ont depuis toujours appelés en leur langue : mangeurs de grenouilles. Ils n’en savent pas plus la raison que nos plus grands savants.

Les Anglais sont dénommés de ce qu’on se les offrait à la gueule, car notre bouche n’était pas encore formée : en gueule est, en gueule aie, c’est un Anglais. Nos ancêtres les engueulaient, les Anglais, et les dévoraient.

En allemand, l’Angleterre se dit : Engelland, pays des anges. Cette appellation confirme parfaitement que c’était des grenouilles.

Le mot reine se traduit par Queen et se prononce qouine. Cette qouine était une gouine se lamentant. Gouine = grenouille ; qouiner = se lamenter ; c’est populaire. Or, comme le mot Queen est celui d’une raine antique de notre France, la reine d’Angleterre s’honore encore du titre de reine de France. Nous en avons là la raison divine.

Le pays d’origine des Français est l’île de France. Quant aux Franks, venus d’Allemagne à l’invasion des barbares, ils rentraient tout simplement dans leur premier pays ; car le mot frank n’est pas propre à la langue allemande, qui le traduit par frei. Le dieu allemand, Gott, est d’origine française.

Si renversantes et si stupéfiantes que paraissent ces vérités que nous écrivons sans prétention, elles sont cependant vraies et certaines.

Dans son Origine des premières Sociétés, Poinsinet de Sivry (Paris, Lacombe, 1769) écrit, en exprimant sa surprise : Le plus ancien blason des Francs est un écusson représentant trois grenouilles. C’était l’image de nos premiers dieux. La déesse grenouille se trouve au Louvre dans la salle des dieux de l’Égypte.

Ce n’est certes pas pour abaisser la noble nation anglaise que nous montrons l’origine des mots : Francs, France, Français, Anglais et Queen. Le mot homme, le plus noble et le plus élevé sur la terre et dans les cieux a également désigné l’ange que l’on consommait : on mange, homme ange. Que ceux qui ont ce homme, le consomment. Ainsi l’homme fut le premier consommé et il doit consommer le dernier. C’est la justice de l’Éternel-Dieu. Il élèvera sa corne et régnera au milieu de ses ennemis. Cet homme, c’est la parole de Dieu. Elle était au commencement.

Ondin, et prétendus génies des eaux (dictionnaire)

Venez, bleu ondin, belles ondins, mes blondins; venez, belle ondines ai, blondinets; venez blonds dîner. À la dînette, belle ondinettes ; belle on dit n’êtes! – belle indines êtes ! – Mes blondines êtes, mes blondinettes. Venez mes bleu ondines, mes belles ondines, mes blondines. Sortez de vos bleu ondes, de vos belle ondes, mes blondes. Ondins et ondines; venez, on dîne. Sortez de vos rivières, Ons d’Ain et Ons d’Inn ; ondins et ondines; venez, on dîne.

À toi, génie, qui te tiens sur la colonne, on t’écoute. – Je suis le pré tendu, j’ai né ist ; je suis né et j’en ai la pré tension. Regardez, ô prétendus génies ! si je vous en impose.

Ainsi les ondins et les ondines, ainsi que les prétendus génies, ont parfaitement existé. Nous les avons évoqués et ils sont accourus au quai. J’évoque encore. Viens, Ève au quai, ai voqué. Et voici Ève, la blonde, qui sort des ondes. Tous les anges vivaient dans les eaux; ils accouraient aux arrivages, quand je criais : Ose à rivage. On appelle à jeu, à l’appelage, à la plage. Arrive, à terre y sont. – À rive atterrissons. – Si à terre y sont, on à terre ira. À terre hissez-vous tous, ô mes dieux marins ! sortez de vos eaux limpides ; vous êtes ressuscités ; car vous n’étiez pas morts : vous dormiez.

Prométhée et Pandore

Le sens des Fables est en partie un secret de Dieu. Prométhée veut faire des hommes. L’entendez-vous : Faisons des hommes! Faisons des hommes! Donnons-leur l’esprit, l’intelligence, le jugement. On reconnaît là le langage des éminents professeurs, des princes de la science, des savants docteurs qui sont attachés par les membres. Un vautour leur ronge le foie, car, comme Faust, ils voient qu’ils ne peuvent rien savoir pour enseigner et corriger les hommes et ils en ont le cœur déchiré ; les plus dignes seulement.

En effet, il n’appartient qu’à Dieu de former des hommes. Le meilleur maître est le livre et la tranquillité d’esprit. Le bonheur ne veut pas tant de soucis. Connaître Dieu est certainement le premier des biens. Quant à Prométhée, il peut enseigner à faire des statues et des tableaux d’ailleurs inutiles. La peinture et la sculpture sont les arts où les maîtres sont nécessaires.

Si l’Université avait travaillé notre esprit, jamais le Tout-Puissant n’eût pu nous employer à son œuvre. Comme tout ce qui sort de la main des Maîtres, nous aurions bâché et lié de chaînes. Quant à la boîte de Pandore, c’est la bouche de la femme. C’est de là que sont sortis tous les maux de l’humanité; c’est elle qui a séduit Adam et continue à le soumettre au prêtre et à toutes les idolâtries de ce serpent. Mais le jour est venu où Dieu va mettre de l’inimitié entre le prêtre et la femme : elle lui écrasera la tête et de sa langue venimeuse, il la blessera au talon.

Ô que la terre sera belle, quand l’homme verra une déesse en sa femme et la femme un dieu en son mari ! Leurs âmes seront unies dans l’éternité. La femme ne se livrera plus aux démons.

Appel à la femme

Déesse, avance-toi ;

C’est ton Dieu qui t’appelle.

Que tardes-tu ma belle ?

Reviens près de ton roi.

Repousse au loin la bête,

Ton méchant séducteur ;

Accours à ton seigneur,

Ta place est à sa fête !

Brise sous ton talon,

Nouvelle souveraine !

Le cœur empli de haine,

L’antique et vil démon.

Viens, mon Ève charmante,

Délices de mes yeux;

Monte au plus haut des cieux;

Dans mes bras, repentante !

Reviens près de ton roi ;

Que tardes-tu, ma belle ?

C’est ton Dieu qui t’appelle,

Déesse, avance-toi.

Venez au festin

L’Esprit nous avait envoyé vers les savants, les hommes de science, les intelligents, les sommités, qui sont les enfants aimés de Dieu : il les a comblés de ses dons. Ils n’ont pas répondu à notre invitation ; ils nous ont éconduit, voire persécuté. Ils n’ont pas voulu reconnaître celui qui les a si largement dotés. Encore une fois : il est venu parmi les siens, et les siens ne l’ont pas reçu.

Alors l’Esprit nous a dit, en sa colère : Le festin des noces est prêt. Va-t-en promptement par les rues et par les places de la ville, dans les chemins et le long des haies; amène ici les pauvres, les impotents, les boiteux et les aveugles ; amène-les tous, tant bons que mauvais.

Et nous voici, criant et appelant de tous côtés, offrant à chacun la carte d’entrée au festin de l’esprit. Venez donc tous, le Temple de Dieu est ouvert dans le ciel; amenez tous les vôtres avec vous. Entrez, entrez en foule ; hâtez-vous ; les premières places dans la vie éternelle seront pour les premiers entrés. Venez, tous les pécheurs, venez ; mon envoyé lui-même est un pécheur. Venez, les femmes de mauvaise vie : Dieu est plein de mansuétude pour vos humiliations, venez.

Je suis l’Esprit, ma colère terrible est contre les crimes de l’esprit, contre les abominables qui dévorent l’agneau de Dieu, en effigie; et mangent la chair des pauvres, en réalité. Venez aussi, les femmes adultères et pécheresses ; c’est celui qui sauva la condamnée qui vous appelle. Il est toujours le même. Venez, filles de Jérusalem, qui me suiviez sur le chemin, pleurant et vous lamentant, alors que mes ennemis, prêtres et soldats, me conduisaient au supplice infâme. Venez, me voici; c’est moi qui viens au-devant de vous.

Venez tous les peuples, venez tous les hommes, c’est votre libérateur qui vous invite; c’est moi qui vous réunis d’un bout de la terre à l’autre bout; c’est moi qui briserai les armes fratricides que les monstres de l’enfer vous ont mises entre les mains, espérant vous faire tous entr’égorger.

Mais, je suis là, Moi l’Esprit, le Père; je me fais connaître et je viens achever ma victoire. Moi, le Fils de l’homme, j’ai reçu du Père la domination éternelle. Je frappe la statue symbolique dans ses pieds de fer et de terre, et je briserai les nations comme les vases d’un potier.

Me voici, je suis en toi, lecteur, dès avant que l’homme fût créé : veux-tu lutter contre moi ? – À moi, les Hommes, les Saints du Souverain ; venez recevoir le royaume jusqu’aux siècles des siècles. Venez, les enfants du tonnerre, qui n’avez pour armes que l’esprit et la parole, et combattez contre les monstres, pour la justice et la vérité. Venez, mes élus, venez. Me voici, connaissez-moi, c’est moi qui vous inspire ! Notre victoire commune ne peut être que la vérité : c’est Dieu qui commande par la bouche de son Fils unique : l’Homme. Venez, venez, criez et appelez-vous tous, jusqu’aux extrémités de la terre. Venez, le ciel est ouvert.

Anges de lumière, sonnez de la trompette avec nous; les noms de ceux qui les premiers crieront de toutes leurs forces, résonneront dans le royaume de Dieu aux siècles des siècles, à toujours et à perpétuité.

Venez au festin, tous les oiseaux du ciel, venez !

Résumé

Ainsi dans cette feuille unique qui te constitue, ô homme, ton véritable extrait de naissance, et te place au-dessus de tout ce qui est considéré comme grand dans le ciel sur la terre, nous avons démontré avec une évidence déjà parfaite que tous les mystères donnés à l’homme par l’esprit de Dieu étaient dans la bouche de l’homme. L’homme étant la merveille de la création de Dieu, Dieu fait son œuvre égale à Lui en devenant lui-même, le créateur, le commensal de sa créature. Sois donc ami, ô homme, avec ce grand maître qui vit au fond de ton esprit. Ne fais rien sans le consulter; t’enchaîner, te défendre ceci, te commander cela. Si tu obéis à ceux qui veulent te maîtriser, tu désobéis à Dieu. Il n’y a plus de péché pour celui qui connaît la vérité. La Loi est abolie ou mieux a été accomplie par Jésus. Il n’y a plus de Loi pour Jésus, et il est tout homme connaissant la vérité. Dieu donne à chacun la plus entière liberté, il n’y a crime pour lui que lorsqu’il porte entrave, sans juste raison, à la liberté d’un autre homme, son frère.

La création animale eut donc lieu par toute la terre et cela aussitôt que les plus hautes montagnes émergèrent des eaux sous forme d’îles. Du sommet des montagnes, à mesure que les eaux descendaient, les ancêtres se répandirent de divers côtés. Le pôle Nord fut le premier habité et c’est de là que, dans l’esprit biblique, l’année est considérée souvent comme un seul jour. Des légendes chinoises parlent de pays magnifiques où le jour dure un an. Ce sont les esprits des premiers êtres qui poussent certains hommes à retourner vers ces bords fortunés; mais les morts ne retrouveront jamais le pays de leur naissance, enseveli dans les neiges éternelles. Il n’existe plus qu’un esprit, c’est le ciel.

Les grenouilles telles qu’elles sont de nos jours vécurent longtemps dans cet état, avant de subir de nouvelles transformations. L’esprit de la parole qui se mouvait sur les eaux leur avait sans doute déjà donné un langage plus avancé que n’est aujourd’hui celui de ces animaux dans nos mares et fontaines. Toutefois ce ne fut qu’avec les transformations du corps, à la venue du sexe, que les idées naquirent. Auparavant le langage n’était à comparer qu’avec le chant des oiseaux. La transformation se manifestait seulement vers soixante ans. Le mot sexagénaire, sexe a, j’ai nerf et bien d’autres en font foi. La terminaison génaire pour indiquer l’âge n’est guère employée avant nombre de soixante ans. Elle ne l’est jamais pour vingt ans. Même à quatre-vingts ans, l’octogénaire : Oh que tôt j’ai nerf! s’émerveillait de sa précocité. L’ancêtre Saturne atteignait donc facilement, comme la bête de l’Apocalypse, un âge de 1 260 années. De là l’âge fabuleux que l’on donne aux premiers hommes.

Longtemps encore la terre n’eut que des grenouilles sexuées. Ces grosses bêtes, comme les lapins, et tant d’autres animaux, dévoraient leurs petits à mesure qu’ils naissaient. Enfin vinrent nos pères qui sortirent du sein d’une mère et sur leurs vieux jours se mirent à marcher droit, ce que d’ailleurs les premiers ancêtres faisaient aussi plus ou moins longtemps. Les premiers qui cessèrent à toute occasion de retomber sur leurs mains furent des rois. Les rois sont fils de Dieu et c’est avec raison que les prêtres reconnurent le roi de Macédoine, Alexandre le Grand, comme fils de Jupiter. S’il eût été empereur, il n’aurait pu être que fils du Ciel ou d’Uranus, comme cela a lieu pour l’empereur de Chine.

Quand toute la création fut achevée, toute la famille continua à vivre simultanément. Il y eut des périodes de guerres, de paix, d’amitié, de haine. Les premiers rois et les hommes prenaient, dans les mares et marais, des démons familiers pour élever leurs enfants, lesquels allaient avec eux se vautrer dans les eaux. En ce temps-là était, en son état animal, la distinction des classes. Les hommes marchant droit ne s’alliaient pas sans déroger à leurs parents qui étaient encore à l’état d’animaux rampants ; cependant il y eut des rapports nombreux entre tous ceux qui avaient le nombril. La Bible en fait mention et nous montre que les filles des hommes écoutaient volontiers les Fils de Dieu, qui alors étaient de simples dieux.

Les rapports allèrent plus loin, des femmes se vouèrent aux démons, aux ancêtres n’ayant que vingt dents et pas de nombril, les vrais enfants de la terre, nés dans le frai. Mais il y avait exclusion de rigueur entre les sexués et les non-sexués. Ces sentiments étaient alors naturels, et ils ont continué à vivre, bien qu’aujourd’hui il n’y ait plus qu’une famille. Les prêtres et tous les religieux étant spirituellement les animaux de la première formation, l’esprit humain qui les considère comme des êtres supérieurs éprouve cependant une répugnance invincible à l’idée de s’allier à un prêtre ou à un religieux ; de même les prêtres et les religieux regardent comme monstruosité leur union charnelle avec les filles des hommes; ce qui serait en effet une abomination hideuse.

Ainsi la terre fut habitée dès sa fondation. Le souvenir de ces temps en est conservé chez tous les peuples, même chez ceux qui ne méritent point d’être mis au rang des peuples d’hommes.

À mesure que la terre se resserra et que les montagnes s’abîmèrent, les ancêtres, nés les premiers, virent leurs îles devenir des montagnes et ils se séparèrent en suivant la pente des eaux. Ceux qui avaient vécu sur les hautes montagnes de la Suisse se partagèrent bientôt en trois branches qui ont formé les langues italienne, allemande et française. Quand la séparation fut parfaite, les relations cessèrent avec ceux au-delà des montagnes, mais elles se continuèrent plus ou moins dans les contrées de niveau à peu près égal. Cependant on peut remarquer aujourd’hui dans les si nombreux dialectes de la France, des expressions, des tournures de phrases très différentes entre voisins séparés par une colline plus ou moins élevée, tandis qu’en général si on suit un fleuve et une rivière de sa source à son embouchure, on trouvera un langage presque identique, surtout si le cours d’eau n’est pas coupé par des monts élevés. Au reste on parle partout, à peu près sans exception, exactement le même langage sur les deux rives d’une rivière. La première rue fut un ruisseau. Le ru est l’origine de l’un et de l’autre. Dans le ru ist ce eau. Des ruisseaux parcourent les rues aujourd’hui comme autrefois. Ainsi donc les peuples et les nations sont séparés naturellement par les montagnes.

Ce succinct aperçu des révélations que Dieu nous a faites, non point à cause de nos vertus, mais parce que les temps prévus sont accomplis, suffira à beaucoup d’esprits pour les libérer des chaînes du diable, notre père en Dieu; mais un certain nombre de nos lecteurs voudront pénétrer plus avant dans ces mystères dévoilés. Nous leur offrons :

La Grammaire logique

C’est notre premier ouvrage où l’on voit les révélations nous frapper. C’est d’abord la conviction instantanée que le latin est un langage artificiel et la démonstration suit; nous faisons voir ensuite que «les serments de Strasbourg » en 842, regardés comme écrits dans une langue qu’auraient parlée nos ancêtres, sont en pur italien de nos jours. Enfin notre esprit est assailli de la conviction que nous avons été conçus dans les eaux, sous forme de grenouilles. Ce ne sont d’ailleurs que des accessoires dans cet ouvrage, presque sans rapport avec les grammaires ordinaires; c’est surtout du raisonnement mathématique.

Ce livre sera envoyé en tous pays contre mandat de 2,50 F. Il a été publié en 1883 chez M. Ernest Leroux, éditeur, 28 rue Bonaparte, Paris, où on peut aussi se le procurer.

Le Mystère de Dieu

Ce second ouvrage a été publié au mois d’août en 1891 ; il contient la démonstration de l’accomplissement des Écritures et l’analyse de tous les premiers sons simples de la parole. De nombreuses parties sont plutôt obscures et d’une lecture pénible. À cause de ses nudités, personne n’a osé nous l’imprimer, encore moins l’éditer. Il est réservé aux purs et aux élus. Ce n’est en partie qu’une ébauche, et nous n’avons pas l’intention de le réimprimer. Son prix reste fixé à cinq francs franco.

À tous les lecteurs qui voudront entrer plus profondément dans la vie du Monde ancien et mieux connaître, au fond de leur âme, la Puissance du Dieu des dieux, nous recommandons un ouvrage qui paraît en même temps que cette feuille :

La Science de Dieu ou la Création de l’homme

– Ceux qui le liront ne seront pas déçus, car ils ne savent encore que peu de chose. Il est divisé en trois parties, en voici la table :

Première partie : L’esprit créateur. La Parole. La grande Loi ou la clef de la Parole. Où a commencé la vie des ancêtres. Le premier ciel est retrouvé. Premiers exercices et moyens d’existence. La grenouille. La formation du sexe. Les cris de la grenouille. La venue du pouce. Le développement du cou et la pousse du poil. La venue des dents. Formation du pied. La marche debout. L’oubli de la natation. Le témoignage du langage journalier. Les ancêtres : anges et démons. Les aïeux : le diable et le dieu. Le Fils de Dieu. Les mères. Parallèle entre la reine-mère et la fille-mère. Le roi. La résurrection des morts. Les possédés du démon. La création d’après la géologie. La création suivant la Fable. La création d’après la Bible. La création selon la science actuelle. Caractère et identité de Satan, Saturne et le prêtre. Le prêtre et sa croix. Les enfants du diable. Le royaume de Dieu. L’homme éternel. Apothéose.

Deuxième partie : Formation des mots. De l’unité des langues. Le rat et le serpent. Je suis, l’Être, etc., etc. La saloperie. Le dragon et le serpent. Le tonnerre. La droite et la gauche. Portée des premières mères. Les noms de famille. Le cœur. Le sein, le saint. Formation de notre monde. Uranus ou le ciel. Saturne ou le temps, Géovah, Jupiter ou Giove. Moïse et Jésus. Une vierge sera enceinte. La rédemption. Ces trois-là sont un. La destruction de la mort. La science humaine. Dernières considérations.

Troisième partie : Adjonctions diverses fort intéressantes. Les prophéties accomplies.

Le prix de cet ouvrage est fixé à 2,50 F.

Pour paraître très prochainement : l’explication complète et parfaite des prophéties, spécialement de Daniel et de l’Apocalypse jusqu’au règne de Dieu, qui doit retentir sur la terre en 1900, comme cela aura lieu. Il ne sera toutefois en tout son éclat qu’en 1945. Tout cela est prophétisé avec une clarté, une abondance de preuves, dans les plus petits détails, qui écrase et terrifie l’esprit humain. Nous l’intitulerons :

Les Prophéties du Dieu vivant

Son prix sera de 2,50 F. On peut dès à présent le demander. Tous ces ouvrages se touvent chez M. Chamuel éditeur, 5, rue de savoie, Paris.

L’auteur de cette feuille et des ouvrages ci-dessus, M. Brisset (Jean-Pierre) fera des conférences pour expliquer et répandre, par la parole, les vérités nouvelles.

On peut lui écrire chez son éditeur, M. Chamuel,

Aussi : Hôtel de Lisieux, 2, Passage Tivoli, Paris.

La présente feuille est expédiée franco contre remboursement au prix de 50 francs le mille et par cent feuilles contre mandat de 5 francs, franco en gare (première édition, janvier 1900).

Adresser les demandes à M. Brisset, chez M. Chamuel, éditeur, 5, rue de Savoie, Paris.

L’auteur responsable : Brisset.

Imp. Camis et Cie, Paris. – Section orientale A. Burdin, Angers.

Jean-Pierre Brisset, 1900

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"la Grande Nouvelle"

En 1900, dans «La Grande Nouvelle»Jean-Pierre Brisset démontre par l’analyse du langage que l’homme descend de la grenouille.

Pour faire connaissance avec cet illustre fertois, nous vous proposons le texte intégral de son oeuvre.